Episto lève 1,6 million d’euros pour moderniser les sondages

En ciblant des répondants sur les réseaux sociaux, Episto accède à n’importe quelle population et collecte en quelques jours leurs avis spontanés et authentiques.

Depuis 2018, Episto a interrogé des coiffeurs au Brésil, des consommateurs de lait en Ouzbékistan, des lycéens, des sages-femmes, ou encore des électeurs du 15ème arrondissement, en passant par un médaillé olympique lors d’une étude sur l’athlétisme pour Decathlon.

Déjà partenaire d’instituts d’études (Kantar, Ipsos, OpinionWay), de marques et d’agences (Decathlon, Bonduelle, Dentsu), et de cabinets de conseil (Roland Berger, EY), Episto lève 1,6 million d’euros pour continuer à développer sa plateforme en self-service : accélérer son automatisation et perfectionner sa technologie d’échantillonnage.

En 2018, en pleine crise des Gilets Jaunes, Alexis Watine et Jeremy Lefebvre lancent "Entendre la France" : les questions du Grand Débat posées directement aux citoyens sur les réseaux sociaux. En quelques semaines, 16 000 Français donnent spontanément leur avis. Devant l’engouement des répondants et la qualité des insights reçus, ils décident de mettre leur technologie au service d’autres usages.

Aujourd’hui, Episto développe la technologie de référence permettant de collecter les opinions ultra authentiques de tous types de cibles, même les plus difficiles, en un temps record, partout dans le monde. Episto crée des publicités ciblées sur les réseaux sociaux pour toucher les répondants les plus pertinents et collecte leurs avis grâce à un questionnaire engageant, reproduisant les codes des messageries instantanées.

Membre du Future 40 (les 40 start-ups les plus prometteuses de Station F), Episto compte parmi ses clients des instituts d’études (Kantar, Ipsos, OpinionWay), des marques et des agences (Decathlon, Bonduelle, Dentsu) et des cabinets de conseil (Roland Berger, EY).

Cette première levée de fonds de 1,6 million d’euros auprès de Takara Capital, de Bpifrance et de business angels (dont Charles Gorintin, co-fondateur d’Alan, Alexandre Fretti, CEO de Malt, et Romain Niccoli, co-fondateur de Criteo et de Pigment) vise à développer sa plateforme en self-service : accélérer son automatisation et perfectionner sa technologie d’échantillonnage.

Pour Jeremy Lefebvre, CEO d’Episto, l’utilisation des réseaux sociaux constitue une avancée majeure dans l’évolution des techniques de sondages : "Les premiers sondages ont vu le jour aux Etats-Unis au début du XIXème siècle. Ce qu’on appelait un "vote de paille" consistait pour un journal à demander à ses lecteurs d’envoyer leurs intentions de vote par voie postale. On imagine bien l’énorme biais de cette méthode et la lourdeur du process ! Depuis, chaque nouvelle façon d’interroger a cherché à s’affranchir des biais de la précédente et à gagner en automatisation : face à face, téléphone, jusqu’aux questionnaires en ligne auto-administrés dans les années 2000. La relève est aujourd’hui clairement sur les réseaux sociaux : on y accède directement à 3,8 milliards de répondants non-panélisés, non-incentivés, ciblés grâce à des milliers de critères et dont on peut collecter l’avis en un temps record !"

Next Finance , 19 octobre

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