Arthex lève 4,25 millions d’euros auprès d’Invivo Ventures et d’Advent France Biotechnology

Ce financement va permettre à l’entreprise d’accélérer le développement d’un traitement contre la dystrophie myotonique de Steinert

Valence et Barcelone, Espagne, et Paris, France, le 23 juillet 2020 – Arthex Biotech (ARTHEx), une société de sciences de la vie en phase préclinique spécialisée dans le développement de la prochaine génération de thérapies à base d’ARN antisense pour le traitement de la dystrophie myotonique de type 1 (DM1), annonce aujourd’hui avoir clôturé un tour de financement de 4,25 millions d’euros. Cela complète un premier tour de financement de 2,7 millions d’euros versés par Invivo en décembre 2019 et par CDTI-Innvierte en juin 2020. Le total des fonds levés par Arthex depuis sa création s’élève désormais à 6,95 millions d’euros.

Ce nouveau financement porté par Advent France Biotechnology (AFB) et Invivo Ventures, permettra à Arthex l’optimisation de son candidat-médicament et la réalisation des études précliniques réglementaires, afin d’être prêt pour les premiers essais chez l’homme d’ici 2022.

La société, installée à Valence (Espagne), vise à développer un traitement ARN antisense contre les microARN dans la dystrophie myotonique de type 1 (DM1). La DM1 est une pathologie neuromusculaire d’origine génétique, considérée comme une maladie orpheline. Malgré les efforts des scientifiques pour mettre au point un traitement, il n’existe à ce jour pas de médicament disponible sur le marché.

Arthex a été co-fondée en septembre 2019 par les Drs. Rubén Artero et Beatriz Llamusí, avec le soutien d’Invivo Ventures via un financement d’amorçage. La société vise à amener au chevet du patient un traitement prometteur à base d’ARN développé par le groupe de recherche en génomique translationnelle de l’Université de Valence. La preuve de concept dans un modèle animal de la maladie a été publiée dans Nature Communications. Le traitement est breveté et l’Université de Valence en a concédé la licence à Arthex.

En parallèle de ce financement, Alain Huriez, président et associé gérant chez AFB, rejoint le conseil d’administration d’Arthex, aux côtés de Luis Pareras et Albert Ferrer, directeurs associés d’Invivo Ventures.

« C’est pour nous une grande opportunité d’accueillir le Dr. Huriez, président d’AFB. Son fonds est spécialisé dans le développement de médicaments avec des start-ups de biotechnologie », déclare le Dr. Beatriz Llamusi, co-fondatrice et directrice générale d’Arthex. « Ce que j’apprécie le plus, c’est l’expérience et l’expertise que le Dr. Huriez et son équipe apportent à notre société. »

« Arthex Biotech est unique car elle combine une expertise scientifique de classe internationale et des compétences entrepreneuriales, transformant des découvertes scientifiques majeures en résultats thérapeutiques potentiellement révolutionnaires pour les patients atteints de DM1 », déclare le Dr. Alain Huriez, président d’AFB. « Nous sommes fiers et honorés de nous joindre à Invivo Ventures pour ce projet. »

« Avec plus d’une douzaine de traitements à base d’ARN en cours d’essais cliniques, ce domaine de recherche prend de l’ampleur et de nombreux patients atteints de maladies jusqu’alors incurables ont des raisons d’être optimistes. Nous sommes très heureux de nous associer à Advent France Biotechnology pour faire avancer le traitement ARN d’Arthex jusqu’aux premiers essais chez l’homme », déclarent le Dr. Luis Pareras, PhD, et Albert Ferrer, associés fondateurs d’Invivo Ventures. « Nous sommes impatients de travailler avec eux et de faire de ce projet une réussite pour les patients atteints de DM1. »

Le concept des thérapies ciblant l’ARN - utilisant des oligonucléotides antisense (ASO), des aptamères, des siARN, des microARN, etc. - pour contrôler l’expression de gènes liés à la maladie afin de la traiter - suscite beaucoup d’attention ces derniers temps, suite aux récents succès qui ont permis de mettre au point des médicaments sauvant la vie de patients qui n’avaient jusque-là aucun traitement efficace. En 2016, le premier médicament à base d’ARN, Nusinersen® pour l’amyotrophie spinale (AS), a été autorisé, et en 2018 on autorise pour première fois un médicament à base d’ARNi, Patisiran®, pour traiter l’amylose héréditaire à transthyrétine (hATTR). Le potentiel de ces thérapies a donc été confirmé, ouvrant la voie à d’autres autorisations et études cliniques dans différentes pathologies. Ces développements ont également donné lieu récemment à un article de Nature Medicine annonçant « Nous assistons à l’avènement de thérapies ciblant l’ARN ». Ces médicaments sont capables de s’attaquer à des cibles qui, autrement, ne seraient pas touchées par les petites molécules et les protéines, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour traiter des maladies incurables.

Next Finance , 27 juillet

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