Armor Lux choisi pour reprendre Fileuse d’Arvor la réaction de Le Minor

Bien que la moins disante socialement et financièrement (l’ensemble des actifs de la société hors foncier sont repris pour seulement 25 000€), leur offre avait le mérite de réembaucher 14 personnes à Quimper en laissant libre le foncier, ce qui permettra au liquidateur de solder une partie des dettes de l’entreprise.

C’est finalement l’offre d’Armor Lux qui a été sélectionnée pour la reprise de Fileuse d’Arvor. Bien que la moins disante socialement et financièrement (l’ensemble des actifs de la société hors foncier sont repris pour seulement 25 000€), leur offre avait le mérite de réembaucher 14 personnes à Quimper en laissant libre le foncier, ce qui permettra au liquidateur de solder une partie des dettes de l’entreprise.

A l’annonce du jugement, l’équipe de Fileuse d’Arvor (Michel Brest était accompagné de 2 de ses employés) a immédiatement tourné les talons et quitté le greffe du tribunal : ils craignent que la reprise par leur concurrent signe la mort de la marque Fileuse d’Arvor et de son savoir-faire haut de gamme en maille. Les tricots Fileuse d’Arvor avaient été créés par le grand père de l’actuel dirigeant, et leur produit phare, la marinière Brest, porte le nom de cette famille.

Guy Cotten n’a pas été retenu car son offre financière pour la reprise du bâtiment a été jugée trop faible. L’offre de Le Minor a été repoussée car elle impliquait une relocation des employés repris (17 personnes) dans l’usine de Guidel (Morbihan).

Le Minor reste bon joueur face à cette décision : “L’intégration des salariés aurait été un formidable levier pour assumer notre croissance. Néanmoins, nous allons continuer à rechercher du personnel qualifié : nous embauchons 20 personnes cette année !” annonce Jérôme Permingeat, Directeur Général, l’un des 3 repreneurs qui ont redressé Le Minor en moins de 9 mois.

“La porte est d’ailleurs toujours ouverte aux salariés de Fileuse d’Arvor dont les postes n’auront pas été repris” ajoute Sylvain Flet, en précisant que le volet social de leur offre présentée au tribunal, qui proposait d’assumer les frais de déplacement et aménager les horaires de travail des salariés venant de Quimper, tient toujours.

En pleine croissance (+35% de CA cette année) Le Minor jouit notamment d’une très belle renommée au Japon, et projette de renaître en France, où la marque est quasiment tombé dans l’oubli.

Next Finance , 15 avril

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