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(re)écrire l’histoire

Le Japon a publié des statistiques économiques nettement supérieures aux prévisions du consensus pour le quatrième trimestre 2020, à la faveur d’un rebond marqué de la consommation des ménages et des investissements des entreprises.

Le rebond de l’économie intérieure, la forte demande étrangère et les signes d’une reprise des dépenses d’investissement alimentent l’espoir d’une reprise en V. Cela a propulsé le Nikkei, la semaine dernière, à un sommet que l’on n’avait plus vu depuis le début des années 1990, et ce malgré l’absence d’achats massifs de titres de la banque centrale du Japon et malgré l’absence de grands afflux de capitaux étrangers depuis le début de l’année. Nous restons optimistes vis-à-vis des actions nippones.

La forte progression de ventes de détail aux États-Unis en janvier, la volonté de la secrétaire du Trésor américain Janet Yellen de mener une politique budgétaire expansionniste et la réduction du nombre de cas de Covid ont poussé les taux américains à la hausse. Les taux longs réels américains se situent désormais en territoire positif, ce qui suscite des inquiétudes quant aux répercussions sur les marchés actions. Prenant le temps de digérer la hausse rapide des taux obligataires, les marchés actions ont marqué une pause la semaine dernière. Souvent, le niveau des taux importe moins que la vitesse à laquelle ils augmentent, et lorsque les taux réels commencent à bouger, la prudence commande de surveiller les multiples de valorisation des actions. Nous sous-pondérons les obligations souveraines et pensons que la volatilité boursière restera importante étant donné le contexte actuel. La vague de froid extrême qui s’est abattue sur le Texas a gelé le réseau électrique, privant des millions de personnes d’électricité et d’eau chaude. La semaine dernière également, Bill Gates a fait les gros titres suite à la publication de son livre « Climat : comment éviter un désastre ? ». Nous croyons fermement à la transition écologique vers un avenir plus durable et sommes convaincus que les investissements liés à ce thème sont promis à un bel avenir.

Malgré le fort rebond de l’activité manufacturière, la conjoncture économique s’est dégradée en Europe, comme en atteste le nouveau recul de l’indice des directeurs d’achat (PMI) dans le secteur des services en février dû aux restrictions sociales. Cela signifie que l’Europe pourrait connaître une récession en double creux dans ce premier trimestre de 2021. Cela étant, les marchés continuent à faire abstraction des indicateurs économiques peu réjouissants et préfèrent se concentrer sur les bonnes nouvelles concernant les vaccins. Dans ce contexte, nous continuons à surpondérer les actions. Les campagnes de vaccination s’accélèrent aux quatre coins du monde, même si le Royaume-Uni est largement en avance sur la zone euro en la matière. Conjugué à la hausse des prix des matières premières, cela a poussé le cours de la livre sterling vers le seuil psychologique de USD 1,4. Le FTSE affiche pour sa part une hausse de près de 3% depuis le début de l’année. Nous surpondérons les actions britanniques.

Cesar Perez Ruiz , 23 février

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