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Zone euro : des conditions de crédit aux entreprises pénalisées par les incertitudes économiques

Parmi les facteurs causant ce durcissement des conditions d’octroi de crédit, à l’inverse des crises précédentes, le coût de financement des banques ne joue aucun rôle. Seules les inquiétudes économiques, générales sur la conjoncture et spécifiques sur les entreprises, jouent.

La publication de l’enquête sur les conditions d’octroi de crédit au premier trimestre dans la zone euro montre une baisse de la demande de crédit des entreprises mais aussi un nouveau durcissement des conditions d’octroi. Selon les réponses des banques, ce durcissement repose essentiellement sur une demande de collatéral plus importante et moins sur une hausse du coût du financement. Après avoir eu massivement recours au crédit entre les mois de mars et août, les entreprises ont commencé à réduire leur recours, tout du moins jusqu’à novembre, le dernier mois disponible.

Parmi les facteurs causant ce durcissement des conditions d’octroi de crédit, à l’inverse des crises précédentes, le coût de financement des banques ne joue aucun rôle. Seules les inquiétudes économiques, générales sur la conjoncture et spécifiques sur les entreprises, jouent.

« L’assouplissement exceptionnel des politiques monétaires a donc effectivement permis de résoudre la question du coût du financement. Les taux sont très bas et répercutés aux emprunteurs.

Mais l’impact de la crise actuelle sur la solvabilité des entreprises demeure : la moindre activité a pesé sur les profits et donc sur la santé financière des entreprises, ce qui amène les banques à davantage de prudence. Cette question relève davantage de la politique budgétaire qui doit soutenir les bilans des entreprises, pas seulement en matière de liquidité mais aussi en termes de solvabilité.

On observe toutefois une très forte corrélation entre l’appréciation par les banques de la situation économique générale et celle des aspects spécifiques aux entreprises et secteurs. On peut donc espérer que lorsque l’horizon économique s’éclaircira grâce aux vaccins, l’appréciation des risques de défaut par les banques s’améliorera également. » expliquent les analystes de Lazard Frères Gestion.

Next Finance , 1er février

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