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Vous reprendrez bien un peu de Donald Trump…

Des mesures fiscales aux diatribes protectionnistes, en passant par ses attaques à l’égard de la Corée du Nord, la Chine ou la Russie, pas un mois ne se passe sans que l’inénarrable Président du pays de l’oncle Sam ne monopolise les premières pages des éditoriaux…

Sa dernière en date ? Donald Trump s’est retiré de l’accord iranien ! Le couperet est en effet tombé le 8 mai dernier, même s’il était évidemment déjà dans les tuyaux. Une décision tout sauf neutre pour la France notamment, qui avait repris son « partenariat historique » avec l’Iran en doublant ses exportations l’année dernière… après avoir mis en place des sanctions contre le pays sous la pression des américains dans un passé récent… déjà.

Pour rappel, l’accord de Vienne, signé en 2015, visait à contrôler le programme nucléaire iranien en échange de la levée des sanctions évoquées précédemment. L’amélioration des relations entre Iran et Occident devrait inéluctablement en prendre un sacré coup, tant l’on connait la capacité des Etats Unis à contraindre ses partenaires commerciaux à prendre parti dans ce genre de conflit.

Au-delà du blocage à effet immédiat de tout nouveau contrat, toute entreprise ayant une activité en Iran se voit opposer un délai maximum de 6 mois pour s’en retirer, sous peine de se voir retirer le droit de travailler sur le sol américain ou de payer de fortes amendes.

La pression sur la dette locale s’annonce forte, les entreprises devant également d’ici le mois d’août se défaire de toute ligne obligataire de l’état iranien ! « Last but not least », les personnes morales ou physiques aidant Téhéran à se procurer du dollar seront également assujetties à des sanctions que l’on imagine pour le moins corsées… Jurisprudence BNP oblige !

Si l’armada apparait déjà bien lourde (à partir du 4 novembre seront également remises en place les sanctions quant au pétrole local), Monsieur Trump ne compte potentiellement pas s’arrêter là puisque selon ses dires « le degré le plus élevé de sanctions économiques possibles contre l’Iran » sera implémenté.

Comme évoqué en préambule, la France est, après l’Allemagne et l’Italie, le troisième fournisseur commercial européen de l’Iran et le 9ème mondial. Les dirigeants de Peugeot, Renault, ou autres Total et Airbus n’ont pas dû accueillir la nouvelle avec joie…

Guillaume Brusson , 22 mai

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