›  Opinion 

Situation des marchés financiers et inflation

Les marchés financiers font preuve de nervosité sur fond de résurgence de l’épidémie, de tensions inflationnistes et d’inflexion annoncée des politiques des banques centrales. L’analyse de Florent Delorme, Stratégiste chez M&G Investments...

Néanmoins nous pensons que la croissance de 2022 ne devrait pas être significativement touchée par la reprise de l’épidémie du fait de l’efficacité des vaccins contre les formes graves de la maladie et des traitements prometteurs à venir.

Quant à l’inflation, elle devrait progressivement se résorber courant 2022 en raison de la disparition progressive des déséquilibres entre l’offre et la demande de certains produits que la crise sanitaire a occasionné. Aux USA les hausses de salaires ne devraient être que localisées et ponctuelles dans le cadre d’un retour progressif à l’emploi des populations qui tardent à reprendre le travail, tandis que la mondialisation, dont nous pensons qu’elle ne sera pas remise en cause y compris par les tensions géopolitiques, continuera d’exercer des pressions déflationnistes sur les prix et les salaires. Enfin les matières premières, à commencer par le pétrole, commencent à voir leurs prix refluer tandis que les problèmes de logistique internationale s’améliorent progressivement. Ainsi l’inflation en sortie de crise pourrait être légèrement supérieure à celle que nous connaissions auparavant mais pas au point de provoquer de fortes tensions sur les taux d’intérêt et de nécessiter une réaction vigoureuse des banques centrales.

Les banques centrales seront sans doute d’ailleurs toujours en retard dans leur réaction aux chiffres d’inflation tant elles ont à cœur de ne pas casser la croissance ou de trop déstabiliser les marchés. Il faut aussi garder en tête qu’en peu d’inflation supplémentaire peut être utile pour réduire le poids de l’endettement mondial ; il n’y a donc aucune nécessité d’éradiquer le moindre début d’inflation.

Dans ce contexte positive pour la croissance et où les taux réels devraient demeurer négatifs pour longtemps, les actions sont la classe d’actifs à privilégier. On peut par exemple investir dans des entreprises détenant des infrastructures qui bénéficieront des plans de relance et de la transition énergétique tout en offrant un mécanisme de protection partiel contre l’inflation.

Florent Delorme , Décembre 2021

Partager
Envoyer par courriel Email
Viadeo Viadeo

Focus

Opinion Chine : le pays le plus radical dans la lutte contre le changement climatique ?

Avec plus d’efforts à déployer et moins de temps à sa disposition, la Chine pourrait s’imposer comme l’un des leaders mondiaux de la lutte contre le changement climatique. L’analyse d’Anastasia Petraki, Responsable de la recherche en politiques chez (...)

© Next Finance 2006 - 2022 - Tous droits réservés