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Seront-ils prêts ?

Le coup d’envoi de la COP 21 a été donné ! Après des mois de préparation, de sensibilisation et de négociations, la grande majorité des Etats de la planète vont se retrouver, certes dans un contexte différent de celui attendu par les différentes parties prenantes, mais qui ne doit pas les dévier de l’objectif principal : limiter le réchauffement climatique à 2 degrés au maximum d’ici 2100.

Le coup d’envoi de la COP 21 a été donné ! Après des mois de préparation, de sensibilisation et de négociations, la grande majorité des Etats de la planète vont se retrouver, certes dans un contexte différent de celui attendu par les différentes parties prenantes, mais qui ne doit pas les dévier de l’objectif principal : limiter le réchauffement climatique à 2 degrés au maximum d’ici 2100.

La France, en tant qu’organisateur, s’est fortement mobilisée et a profité de sa position d’hôte, pour montrer l’exemple. Le suivi des négociations pré-conférence nous a rapidement montré les principales difficultés auxquelles nous faisions face pour atteindre un accord solide et contraignant, la question des financements en fait largement partie.

Ainsi notre pays est aujourd’hui pionnier en matière d’investissement bas carbone, puisqu’après l’article 224 de la loi Grenelle II, légiférant l’obligation de reporting des sociétés de gestion sur leurs démarches environnementales entre autres, c’est au tour des investisseurs institutionnels à travers l’article 173 de devoir publier sur la prise en compte de l’impact carbone de leurs investissements et de leur contribution à la transition énergétique et écologique

Le bilan carbone est en passe de devenir un indicateur essentiel à la gestion des risques liés à nos portefeuilles sur le long-terme, tant le dérèglement climatique a un impact fort sur les modèles des entreprises investies. La question du climat n’est plus seulement environnementale ou écologique, elle nous met face à notre responsabilité fiduciaire puisqu’il s’agit de garantir d’une part la valeur de nos actifs et d’autre part leur capacité à s’adapter au principal enjeu du siècle

L’inscription dans la loi de l’obligation de rendre des comptes sur la lutte contre le réchauffement climatique mute le paradigme juridique des investisseurs, de directives majoritairement non impératives à des instruments contraignants.

Les offres de mesure d’impact carbone abondent, avec des méthodologies multiples dont le choix doit être en ligne avec les responsabilités des investisseurs. Un véritable défi puisque le gouvernement souhaite voir s’appliquer cette obligation dès le mois de janvier 2016 ...

Marc Renaud , Décembre 2015

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