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Pour AllianzGI, la dimension climatique est un critère important de sélection des entreprises dans un portefeuille Actions

Pour AllianzGI, gérant actif qui a mis le respect des critères ESG au centre de ses décisions d’investissement depuis des années, intégrer la dimension climatique lors de l’analyse fondamentale des entreprises est devenu indispensable.

L’urgence de la lutte contre le réchauffement climatique n’est plus à démontrer. Les Nations Unies ont donné une place centrale au climat au sein des Objectifs de développement durable (ODD) définis en 2015. Malgré les nombreuses alertes, les tendances actuelles sont alarmantes et les engagements pris lors de la COP21 ont déjà du retard. Face à ce bilan, les entreprises évoluent dans un cadre mouvant et non standardisé. Les initiatives se multiplient, que ce soit en provenance du secteur privé sous la pression des ONG et des entreprises, comme des pouvoirs publics au travers de la fiscalité et de la réglementation.

Pour AllianzGI, gérant actif qui a mis le respect des critères ESG au centre de ses décisions d’investissement depuis des années, intégrer la dimension climatique lors de l’analyse fondamentale des entreprises est devenu indispensable.

Au sein d’une gestion action de conviction, c’est un critère de sélection supplémentaire, car la prise en compte par les entreprises des externalités liées au réchauffement climatique est un indicateur de bonne gouvernance et d’une maîtrise des risques sophistiquée.

Il ne s’agit toutefois pas nécessairement d’exclure les pollueurs. Car les exclusions conduisent in fine à une inefficaté en termes d’allocation de capital et présentent des risques financiers. Par ailleurs, les entreprises sont des acteurs à part entière du changement climatique. En tant que gérant actif, AllianzGI souhaite s’engager auprès des entreprises et dialoguer avec elles afin de les faire progresser dans leur parcours de transition énergétique et favoriser la transparence de leurs initiatives. « Le risque climat est devenu une réalité pour les entreprises. En l’intégrant à notre stock picking, mais aussi en nous engageant auprès des entreprises en tant que gérant actif, nous pouvons influer sur celles-ci et ainsi avoir un véritable impact dans la lutte contre le réchauffement de la planète », commente Catherine Garrigues, directrice de la gestion actions Europe, Stratégie Conviction.

En l’absence de données fiables et cohérentes, d’homogénéité entre les secteurs et les régions, et du fait de la faible qualité des indices bas carbone souvent trop simplistes, l’analyse ne peut-être que pragmatique et qualitative. Pour évaluer la performance climatique d’une société, AllianzGI a donc developpé une méthode propriétaire d’analyse, qui comprend une analyse individuelle des entreprises, une comparaison des entreprises d’un même secteur sur leur transparence et la qualité de leur reporting climat, et la détection des initiatives positives de l’entreprise dans le domaine climatique, tout en prenant en compte le contexte réglementaire de chaque secteur concerné.

La transition énergétique ne doit pas être uniquement considérée sous l’angle des risques par les investisseurs. Il s’agit en effet d’une source structurelle d’opportunités pour ceux-ci. Afin de saisir de manière ciblée ces opportunités offertes par la lutte contre le changement climatique, AllianzGI a lancé il y a trois ans le fonds Allianz Europe Equity Climate Transition, un fonds commun de placement (FCP) qui propose un investissement en actions européennes sur un horizon de moyen long terme.

Au sein de ce fonds d’« impact », il s’agit de sélectionner les entreprises qui gèrent au mieux les risques climatiques, qu’ils soient physiques, de prix , de conformité…, mais aussi celles qui captent les opportunités liées à la lutte contre le changement climatique et offrent des solutions de transition à leurs clients. Les thématiques couvertes incluent notamment l’efficacité énergétique, la mobilité propre, les énergies renouvelables et les services à l’environnement, l’eau et les déchets, mais pas seulement. En effet, le fonds n’applique pas d’exclusion sectorielle a priori (en dehors des worst practices) afin de pouvoir activement encourager les entreprises à améliorer leur dynamique climatique dans les secteurs où l’impact des changements peuvent être les plus significatifs.

Les choix d’investissement du portfefeuille se portent sur trois types de profils d’entreprise : les entreprises offrant à leurs clients des solutions pour une économie bas carbone, celles qui démontrent des dynamiques positives en termes de performance climatique, et celles qui font la preuve de best practices dans leur secteur d’activité.

« A u travers de ces choix de gestion, nous finançons activement la transition climatique et souhaitons faire bénéficier les investisseurs des opportunités qu’elle peut apporter », conclut Christophe Hautin, gérant actions Europe et co-gérant du fonds.

Next Finance , 17 janvier

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