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Pictet Clean Energy : Les renouvelables, source d’électricité la moins chère ?

Nous entrons dans une ère où les renouvelables deviennent, enfin, la source d’électricité la moins chère, même sans subventions, et où par conséquent les décisions de construire un nouveau parc éolien ou solaire sont motivées par des considérations purement économiques, et non réglementaires...

« Nous entrons dans une ère où les renouvelables deviennent, enfin, la source d’électricité la moins chère, même sans subventions »

Pictet-Clean Energy, lancé en 2007, s’est adapté aux évolutions du secteur des énergies propres

Au démarrage, les 2/3 du fonds étaient consacrés aux énergies renouvelables (68% fin 2008). A l’époque, faute de producteurs d’électricité solides et suffisamment ciblés sur le solaire ou l’éolien, nos investissements se sont plutôt concentrés sur les équipementiers. On connaît la suite : dépendance aux subventions, puisque l’électricité renouvelable n’était absolument pas compétitive à l’époque, surcapacités et effondrement des prix et de beaucoup d’acteurs.

A partir des années 2010, les préoccupations environnementales et l’innovation technologique ont commencé à ouvrir de nouvelles opportunités d’investissement dans le secteur de l’efficience énergétique. Dans un premier temps, au travers de sociétés industrielles augmentant l’efficacité de nos usines et de nos bâtiments, et au travers de sociétés fournissant aux fabricants automobiles les technologies nécessaires pour réduire pollution et consommation d’essence. Mais, récemment, l’innovation technologique s’est fortement accélérée et nous assistons maintenant au décollage de trois révolutions majeures pour les prochaines décennies : l’électrification du transport, de nouvelles méthodes de fabrication au sein de nos usines et la montée en puissance de l’éolien et du solaire au détriment des énergies fossiles. Ces trois « révolutions » constituent à nos yeux les trois moteurs de performance du fonds Pictet-Clean Energy pour les années à venir. Les voitures électriques regorgent de technologie et de semi-conducteurs, nous permettant d’investir dans la croissance de ce thème à travers des sociétés de pointe, très profitables, et générant beaucoup de liquidités.

Nos investissements dans le monde industriel se font de plus en plus à travers les sociétés de logiciels de simulation extrêmement sophistiqués, utilisés pour économiser en matières premières et en énergie, mais aussi pour optimiser la conception des nouveaux produits.

Ces sociétés bénéficient de barrières à l’entrée et ont une profitabilité bien supérieure à ce que l’on pouvait espérer dans le passé. Dans le fonds Pictet-Clean Energy, le segment de l’efficience énergétique a ainsi progressivement augmenté de 12% fin 2008 à un maximum de 80% fin 2017.

La grande nouveauté, c’est que les énergies alternatives reviennent en force. Les producteurs d’électricité investissent désormais majoritairement dans les sources d’énergie renouvelables pour leur croissance future, puisque ces dernières sont non seulement les moins polluantes mais surtout les moins chères ! En conséquence, notre univers d’investissement est maintenant riche en « utilities » régulées avec une croissance bien supérieure à celle des utilities traditionnelles. Ainsi, le segment des énergies renouvelables, qui dans le passé était la principale source de volatilité, est maintenant devenu un segment solide et défensif au sein de notre portefeuille. C’est la raison pour laquelle il représente maintenant 23% du fonds, presque 10% de plus qu’au début de l’année.

A l’inverse, le gaz naturel, énergie fossile moins polluante et qui représentait jusqu’ici une énergie de transition qui nous était indispensable, a été réduit de 32% fin 2012 à 3% seulement aujourd’hui, et va totalement sortir de notre portefeuille en 2020, n’étant désormais plus nécessaire. C’est une étape importante dans l’histoire du fonds, et cela permettra également de diminuer encore davantage l’empreinte carbone de notre fonds et de nous différencier de la concurrence.

Les énergies renouvelables sont rentables, même sans subventions

Nous entrons dans une ère où les renouvelables deviennent, enfin, la source d’électricité la moins chère, même sans subventions, et où par conséquent les décisions de construire un nouveau parc éolien ou solaire sont motivées par des considérations purement économiques, et non réglementaires. Aux US, le charbon et le nucléaire représentaient 68% de la génération d’électricité en 2006, contre 1% seulement pour l’éolien et le solaire. L’an dernier, charbon et nucléaire ont chuté à 47% et devraient représenter 20% seulement de la génération d’électricité en 2030, tandis que l’éolien et le solaire, à 8% l’an dernier, seront les grands gagnants et devraient atteindre quasiment 40% de la production en 2030.

Encore une fois, le point important est que non seulement les renouvelables seront désormais les grands gagnants, mais surtout, nous avons maintenant la possibilité de participer à cette croissance phénoménale à travers des investissements de qualité et beaucoup moins volatiles.

Mais je rappelle que le fonds Pictet-Clean Energy ne se résume pas aux seules énergies renouvelables : comme mentionné précédemment, les trois gros moteurs de croissance sont l’électrification du transport – ou « e-mobility » - (35 % du fonds), les renouvelables (23% du fonds) et les méthodes de fabrication de demain utilisant beaucoup plus de logiciels de simulation et de semi-conducteurs (18% du fonds).

Si l’on regarde à plus long terme, pour limiter le réchauffement climatique à 1.5 degré d’ici à 2050, il faut électrifier 80% du transport, et donc quasiment 100% des voitures, et du côté de la production d’électricité, l’éolien et le solaire doivent passer de 10% aujourd’hui à 70% en 2050. Nos investissements sont idéalement positionnés pour cela.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) vient de publier son tout premier rapport sur l’éolien en mer [1]. Ce thème est-il joué dans Pictet-Clean Energy ?

L’AIE s’attend à ce que la capacité éolienne en mer soit multipliée par 15 au cours des deux prochaines décennies, tandis que Bloomberg New Energy Finance s’attend à ce que les dépenses pour l’éolien offshore soient multipliées par huit d’ici à 2030.

Les turbines offshore, plus imposantes, atteignent aujourd’hui des ratios d’activité de l’ordre de 50 %, avec des variations quotidiennes moindres que le photovoltaïque solaire par exemple.

La baisse des coûts est le moteur de cette croissance. Une concession accordée en septembre au Royaume-Uni a été adjugée à des prix inférieurs de 30 % au niveau qui prévalait il y a deux ans. L’éolien offshore est bien en train de quitter son statut de technologie de niche et devient un concurrent de taille dans le monde des énergies renouvelables. L’AIE s’attend à ce que le coût de l’électricité produite par les éoliennes en mer diminue encore de 60 % d’ici à 2040.

Pictet-Clean Energy est particulièrement exposé à l’énergie éolienne offshore avec :

  • Orsted A/S, leader mondial du développement de parcs éoliens en mer
  • Siemens Gamesa et Vestas Wind Systems A/S, deux fabricants leaders du marché des éoliennes, y compris offshore
  • Prysmian SPA, un fournisseur d’infrastructure de transport d’électricité sous-marine, essentiel pour connecter les éoliennes offshore au réseau électrique

Xavier Chollet , 8 novembre

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