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Perspectives 2019 : L’Europe est-elle en train de jouer au lièvre et à la tortue ?

Après une longue période de surperformance des petites et moyennes capitalisations de croissance, John Bennett, gérant actions européennes apporte son éclairage sur le potentiel de performance des sociétés européennes de bonne qualité dont les titres ont été injustement pénalisés par le sentiment de marché négatif.

Changement de leadership en 2019

Le changement de leadership auquel nous assistons sur les marchés n’est peut-être pas nécessairement définitif. Peut-être avons-nous seulement assisté à des prises de profit dans certains segments jusque-là prisés par le marché, à savoir les petites et moyennes valeurs de croissance.

Cependant, ce mouvement pourrait indiquer que la longue surperformance des petites et moyennes capitalisations par rapport aux grandes valeurs touche à sa fin, ou qu’elle devient en tout cas beaucoup moins marquée. Les sociétés de « disruption », les valeurs de croissance et les titres « momentum » (ceux qui bénéficient des tendances favorables dans le marché) ont jusquelà bien profité du bénéfice du doute accordé par le marché, en particulier les entreprises de technologie « disruptive ». Cela se justifiait pour une partie d’entre elles, mais pas pour toutes.

Actuellement, l’Europe apparait valorisée de façon favorable par rapport aux États-Unis, mais cela ne signifie pas nécessairement que l’Europe représente une opportunité d’achat sûre. Les prochaines années devraient nous rappeler la fable du lièvre et de la tortue. En effet, nous pourrons encore trouver quelques « tortues » en Europe, c’est à dire des sociétés capables de générer de la trésorerie et qui domineront leur secteur à long terme, même si des entreprises comme Facebook, Amazon, Netflix, Alphabet, ou Tesla continueront de mener la course tels des lièvres…

Des opportunités au sein de chaque secteur

Nous avons observé en 2018 que certains actifs ont été injustement sanctionnés en Europe, tant à l’échelle des valeurs qu’en matière d’allocation d’actifs. Dans chaque secteur, on peut trouver de formidables franchises qui sont nées, ou qui sont basées en Europe, et qui ont été emportées par ce mouvement de vente. À choisir, nous préférons racheter de façon très progressive et très lente ces valeurs qui ont été injustement pénalisées.

Nous pensons que le vrai problème provient des valeurs « indétrônables » (ces sociétés dont la valorisation a continué de progresser malgré la récente volatilité des marchés), et des valeurs technologiques en particulier.

Quelles perspectives pour 2019 ?

Au début de l’année 2018, nous pensions que nous nous dirigions tout au moins vers un ralentissement anticipé de longue date (ou même vers une récession), et c’est ce à quoi nous avons assisté. Nous avons eu l’impression que la croissance mondiale du premier trimestre 2018 était aussi solide que prévu. Notre réponse a été de nous concentrer sur les valeurs déjà détenues dans nos portefeuilles, et d’accorder toujours plus d’importance à la sélection de valeurs.

John Bennett , 7 janvier

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