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Mauvaises performances du marché mondial des fusions et acquisitions, sauf en Europe.

Le marché mondial des fusions-acquisitions (M&A) a sous-performé pour un quatrième trimestre consécutif, selon les derniers résultats du Quarterly Deal Performance Monitor (QDPM), l’observatoire trimestriel des fusions-acquisitions de Willis Towers Watson.

Les opérations évaluées entre 100 millions de dollars et plus de 10 milliards de dollars ont sous-performé l’indice mondial de 1,8 point (points de pourcentage) en moyenne sur les deux dernières années.

Maud Mercier, directrice de l’activité Global Solutions and Services, au sein de Willis Towers Watson France, commente : "Les acquéreurs européens occupent la première place en raison de leur surperformance constante au cours des six derniers trimestres. Ils sont les seuls à avoir surperformé leur indice [1] au cours du dernier trimestre. Cela est en partie liée à la relative stabilité de l’Europe à un moment où d’autres régions sont confrontées à des guerres commerciales imminentes, à des pressions réglementaires et à des problèmes géopolitiques".

Sur la base de l’évolution du cours de l’action, les principales conclusions de l’étude mondiale Willis Towers Watson menée en partenariat avec Cass Business School sont les suivantes :

  • Les acquéreurs européens ont réussi à inverser la tendance mondiale négative en surperformant leur indice régional de 2,8 points. Ceci malgré le fait que les acquéreurs britanniques, qui se situent actuellement à 2,6 points en dessous de leur indice pour ce trimestre, aient fait baisser l’indice.
  • Contrairement à la faible performance des acquéreurs britanniques, le rachat d’entreprises britanniques par des négociateurs étrangers a généré des rendements positifs au cours des trois derniers trimestres, dépassant récemment l’indice régional de 17 points au troisième trimestre 2018.
  • Les acquéreurs en Amérique du Nord affichent une sous-performance de 1,9 points au troisième trimestre 2018. Les sociétés de la région Asie-Pacifique ont enregistré la moins bonne performance de toutes les régions (7,8 points de pourcentage), sous-performant leur indice régional pour le septième trimestre consécutif.
  • Sur une période glissante de trois ans, les acquéreurs européens occupent la première place en raison de leur surperformance constante au cours des six derniers trimestres (6,6 points au-dessus de leur indice régional), suivis des sociétés d’Asie-Pacifique et d’Amérique du Nord qui ont surperformé leurs indices régionaux pendant la même période (4,3 points et 0,4 point respectivement).
  • La performance moyenne glissante sur trois ans est actuellement positive à 1,9 point de pourcentage et la performance depuis le début du QDPM en 2008 est de 3,1 points de pourcentage.

Jana Mercereau, de l’équipe M&A de Willis Towers Watson, précise : "Les marchés des capitaux restent résistants, les acteurs européens réalisent de bonnes performances et les données à long terme montrent que les sociétés actives dans les fusions-acquisitions surperforment constamment celles qui restent à l’écart des transactions. Avec les défis qui se profilent à l’horizon, la question est de savoir si les acquéreurs ont tiré les leçons de la crise financière d’il y a dix ans, lorsque des négociateurs trop optimistes et mal préparés se sont brûlé les doigts."

"La faible performance de 2018 a mis les acquéreurs sous pression pour obtenir des résultats spectaculaires au dernier trimestre. La clé du succès des fusions et acquisitions réside dans une analyse rigoureuse et critique lors de la phase de due diligence, dans la planification de l’intégration et dans l’attention portée aux personnes qui joueront un rôle clé dans l’exécution. Ces éléments ont toujours été au cœur du succès historique de la conclusion d’opérations et sont fondamentaux aujourd’hui si nous voulons voir un rebond avant la fin de l’année."

Next Finance , 11 octobre

Notes

[1] Sauf indication contraire, l’indice MSCI World est l’indice utilisé par défaut

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