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Les rendements de l’immobilier sont résilients !

La crise inédite que nous traversons a poussé les Français à constituer une épargne de précaution sans précédent, naturellement dirigée vers les livrets bancaires. Plus de 5 milliards d’euros ont été déposés sur les livrets A sur le seul mois d’avril...

La crise inédite que nous traversons a poussé les Français à constituer une épargne de précaution sans précédent, naturellement dirigée vers les livrets bancaires. Plus de 5 milliards d’euros ont été déposés sur les livrets A sur le seul mois d’avril. Et les derniers chiffres de la Banque de France confirment que les dépôts bancaires ont atteint 85,6 milliards d’euros entre mars et juillet.

En se ruant sur les livrets bancaires, les épargnants acceptent, avec un taux de rémunération régulièrement revu à la baisse et désormais à seulement 0,5 %, que leur épargne ne soit que peu rémunérée. Rapportée à un taux d’inflation d’environ 1 %, elle perd même de sa valeur.

Sans minimiser les conséquences économiques et sociales majeures de la crise du Covid-19, nous voulons, croire en des jours meilleurs. Nous avons notamment la conviction qu’une partie de cette épargne de précaution se redéploiera, au fur et à mesure que la confiance renaîtra, dans des véhicules d’épargne longue. Des véhicules au profil de risque certes supérieur mais aux perspectives de rendement également sensiblement meilleures… sous réserve qu’ils montrent à nouveau leur résilience en temps de crise.

Les SCPI de rendement par exemple ont dégagé en moyenne sur 10 ans et 15 ans un Taux de Rendement Interne (TRI) de respectivement 6,4 % et de 8,5 % [1]. Dans un contexte de taux extrêmement bas, voire négatifs parfois, le risque immobilier n’a donc rarement été aussi bien rémunéré. Par ailleurs, si réinvestis chaque année dans l’achat de parts, les dividendes versés par les SCPI de rendement contribuent sur longue période à l’essentiel de la valorisation du capital initial.

Toutefois faut-il que ces dividendes soient encore et toujours pérennes, ce qui, de notre point de vue, est aussi le cas des SCPI. Véhicule d’investissement de long terme, les SCPI ont démontré leur capacité à se positionner à tous les moments des cycles immobiliers et à les traverser.

Gérées par des experts, elles ont l’agilité pour s’adapter aux évolutions sociétales et donc à se repositionner sur les segments immobiliers les plus porteurs et à déployer des stratégies actives de diversification. Autant d’éléments qui, conjugués à l’indexation des loyers sur l’inflation, assurent la pérennité de leur modèle sur le long terme mais aussi leur capacité de résistance dans les périodes plus difficiles.

En 2020, les dividendes de nos SCPI devraient représenter entre 90 et 98 % de ceux versés en 2019 [2]. Leur couple rendement-risque restera donc attractif face à l’annulation des dividendes de nombreuses sociétés cotées ou le rendement du fonds en euros inexorablement en recul depuis plusieurs années.

Guillaume Arnaud , 15 septembre

Notes

[1] Source : IEIF - Marché des parts et performances en 2019

[2] Les performances passées ne préjugent pas des performances futures

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