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Les investisseurs institutionnels peinent à trouver le juste équilibre entre les mouvements de marché à court terme et leurs mandats de long terme

Plus de la moitié des investisseurs (55%) pensent que les classes d’actifs traditionnelles sont trop fortement corrélées pour fournir des sources de rendement distinctes, selon une étude de Natixis Global Asset Management.

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Dans un contexte d’allongement de la durée de vie, les Fonds de pension et autres investisseurs institutionnels pensent réussir à atteindre leurs objectifs de long terme, mais ils s’attendent à rencontrer des difficultés pour générer des revenus réguliers à court terme ainsi que pour répondre à leurs contraintes de passif, selon une étude de Natixis Global Asset Management. Ils mentionnent les pressions qui les obligent à se concentrer sur des objectifs de performance à court terme, ainsi que leur besoin d’équilibrer la croissance et la protection de leurs actifs, mais poursuivent prudemment leur recherche de moyens innovants afin générer du revenu et de l’alpha.

Natixis a interrogé 642 investisseurs institutionnels (fonds de pensions publics et corporates, fonds souverains, assureurs) représentant des encours totaux de 31 trillions $.

L’étude a révélé que :

  • 87 % estiment pouvoir répondre à leurs engagements de long-terme, mais pour 52% des investisseurs interrogés, la majorité des autres institutionnels n’y arriverontpas.
  • 80% trouvent difficile de générer des rendements stables à court terme, et 60% des investisseurs s’attendent à rencontrer des difficultés dans la gestion du passif.
  • Les institutionnels anticipent en moyenne des performances annuelles de 6,9% après inflation.
  • 81% des investisseurs institutionnels pensent qu’il est difficile de réduire l’impact de la volatilité, et plus de trois quarts (77%) sont inquiets à propos de leur capacité à gérer les risques extrêmes (tail risk)
  • Les 4 grandes menaces pouvant potentiellement peser sur les performances au cours de la prochaine année sont : les évènements géopolitiques, les problèmes économiques en Europe, le ralentissement de la croissance en Chine et la hausse des taux d’intérêt.

« L’allongement de la durée de vie représente un enjeu important pour les institutionnels, et en particulier les fonds de pension, qui gèrent aujourd’hui dans leurs portefeuilles une partie importante des futurs revenus à la retraite de la population mondiale » explique John Hailer, Président Directeur Général de Natixis Global Asset Management, Amériques et Asie. « Notre approche de construction de portefeuilles durables place le risque comme premier facteur de détermination de l’allocation d’actifs, ce qui permet de donner aux investisseurs une perspective plus large les aidant à supporter les changements sur les marchés et à générer les rendements qu’ils recherchent ».

Générer de la performance dans des marchés efficients

Plus de la moitié des investisseurs (55%) pensent que les classes d’actifs traditionnelles sont trop fortement corrélées pour fournir des sources de rendement distinctes. Les marchés devenant plus efficients, ils recherchent de nouvelles sources de performance.

Par conséquent, la plupart se sont détournés (dans une certaine mesure) de l’allocation d’actifs traditionnelle pour s’intéresser aux stratégies alternatives, ou dé-corrélées :

  • Pour 75 % des investisseurs, il est devenu plus difficile de créer de l’alpha car les marchés sont plus efficients.
  • 81 % estiment que les produits alternatifs sont adaptés aux portefeuilles institutionnels et 60 % jugent que ces stratégies sont de bonnes sources de performances.
  • Pour 71 %, les produits alternatifs sont nécessaires pour que les investisseurs institutionnels puissent gérer leur passif et le risque de longévité.

Où trouver de l’alpha ? A travers la gestion ESG.

Pour de nombreux investisseurs, la gestion dite-ESG peut représenter à la fois une source de performance et une manière de réduire le risque. Une approche de gestion ESG prend en compte les facteurs extra-financiers (environnement, social, gouvernance) afin d’identifier la durabilité à long-terme et l’impact éthique d’un investissement. L’étude a révélé que :

  • 54 % estiment que la gestion ESG présente des avantages en termes de croissance à long-terme et d’alpha.
  • Pour 55 % des investisseurs, la gestion ESG permet de limiter les risques, notamment les pertes liées à d’éventuels contentieux, conflits sociaux ou catastrophes écologiques.

Actifs à privilégier en 2015

Concernant les perspectives pour 2015, les investisseurs institutionnels se méfient d’une hausse des taux d’intérêt et privilégient la classe d’actifs actions. « Même si ils perçoivent les actions comme la classe d’actifs à privilégier en 2015, les investisseurs institutionnels restent prudents », tempère John Hailer.

L’étude révèle entre autres que :

  • 67 % des investisseurs s’attendent à des difficultés au cours des trois prochaines années en raison des hausses de taux ; et 81 % estiment que la gestion de la volatilité sera complexe durant cette période.
  • Face à la hausse des taux, les trois principaux choix de positionnement cités pour les portefeuilles sont les suivants : réduire les obligations à duration longue vers des titres plus courts (61%) ; réduire l’exposition au marché de taux (46 %) ; et renforcer l’utilisation des stratégies alternatives (36 %).
  • Pour 46 % des investisseurs, les actions seront la classe d’actifs la plus robuste en 2015 – avec les actions américaines en tête par rapport aux autres régions.
  • De plus : 28 % des participants estiment que la gestion alternative enregistrera les meilleures performances, avec le private equity en tête du podium au sein de cette catégorie.
  • Seuls 13 % s’attendent à voir les obligations en première position, suivies par l’immobilier (7 %), l’énergie (3 %) et le marché monétaire (2 %).

« En matière d’allocation d’actifs, l’immobilier et les stratégies dites « value » sont plébiscitées par les institutionnels mondiaux pour l’an prochain : 40% prévoient d’augmenter leur part dans les portefeuilles. Les actifs générant des revenus réguliers (immobilier, infrastructures, fonds « high dividend »…) sont également en bonne position et cités par 36 % des participants à l’étude » ajoute Christophe Point, Directeur de NGAM Distribution France, Suisse Romande et Monaco.

Next Finance , Décembre 2014

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