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Les investisseurs Sud Coréens plébiscitent l’Europe

L’investissement asiatique dans le secteur immobilier européen a atteint des niveaux sans précédent à la fin de 2017, doublant presque les résultats de l’année passée qui avaient excédé les 25,5 Mds €, selon le Conseil international en immobilier Savills.

Les investissements chinois en Europe ont atteint des sommets en 2017 avec approximativement 9,5 Mds €, en hausse par rapport à la moyenne de 2,7 Mds € enregistrée sur cinq ans. Les investisseurs venant de Hong-Kong ont été extrêmement dynamiques (6,5 Mds €, +254 % sur un an), suivis par Singapour (4,2 Mds €, +12 % sur un an), la Corée du Sud, (2,1 Mds €, +71 % sur un an) et la Malaisie (0,7 Mds €, +180 % sur un an).

Tandis que les investissements chinois ralentissaient au cours du premier semestre 2018 (passant de 37 % en 2017 à 7 % entre janvier et mai 2018), suite aux restrictions du gouvernement chinois à destination des investissements étrangers non stratégiques, d’autres investisseurs asiatiques ont augmenté leur volume d’investissement en Europe. La part de la Corée du Sud dans la totalité de l’investissement asiatique en Europe est passée de 8% enregistrés au cours des cinq premiers mois à 25 % sur l’ensemble de l’année et Singapour est passée de 17 % à 27 %. Les investisseurs coréens ont fait preuve de plus de flexibilité dans leurs stratégies d’investissement, considérant de nouveaux emplacements et de nouveaux secteurs en Europe.

Plus de 95 % des investissements immobiliers asiatiques en Europe sont tournés vers sept marchés prioritaires : le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, l’Italie, la Belgique, selon Savills.

Jusqu’à l’année dernière, le Royaume-Uni enregistrait en moyenne environ 76 % de part de marché, suivi par l’Allemagne à 11 %. Sur les cinq premiers mois de 2018, alors que le Royaume-Uni reste numéro un, il baisse à 65 % tandis que l’Allemagne monte à 22 % et la Belgique à 11 %.

Investissement asiatique par pays sept marchés prioritaires en Europe

Eri Mitsostergiou, Directeur de l’équipe Recherche de Savills, déclare : « Nous constatons deux tendances clés en Europe concernant les investisseurs asiatiques. D’une part le Royaume-Uni demeure une destination de choix mais l’Allemagne et la Belgique, en particulier, ont significativement augmenté leur part de marché. Nous pensons que l’attractivité de la France et les Pays-Bas devraient également se renforcer d’ici la fin de l’année. D’autre part la deuxième tendance constatée, alors que certains pays comme la Chine montrent une baisse de leurs investissements, d’autres nations ont déjà dépassé le premier semestre 2017 avant mai 2018 ; c’est le cas de l’Inde (111 m €, +157 % comparés au premier semestre 2011), le Japon (185 m €, +12 %) et surtout la Corée du Sud (+7 %), avec un volume total de 1,18 milliards d’€ investis entre janvier et mai 2018. »

Marcus Lemli, Head of Savills Investment, ajoute : « Nous estimons que l’Europe restera une destination attrayante pour les investisseurs asiatiques car elle est portée par une économie en croissance, un faible taux de chômage et une demande d’occupation soutenue, pour des immeubles d’utilisation traditionnelle aussi bien qu’alternative. Compte tenu des opportunités en cours, nous prévoyons un ralentissement des investissements chinois contrebalancé par une origine plus variée des capitaux et une plus grande diversification géographique des investissements. »

Next Finance , 4 septembre

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