Le crédit High Yield européen, une classe d’actifs aux fondamentaux robustes

Alors que les conditions monétaires sont en train d’évoluer, avec le début d’un cycle de resserrement monétaire aux Etats-Unis, l’équipe de Nordea Investment Funds croit toujours au potentiel d’appréciation des obligations corporate européennes de catégorie High Yield.

En 2014, cette classe d’actifs restera incontournable dans le cadre d’une stratégie d’allocation d’actifs diversifiée.

Pour le spécialiste de la classe d’actifs, Henrik Østergaard, gérant du fonds Nordea 1 – European High Yield Bond Fund, les perspectives du crédit High Yield restent bonnes en Europe. La tendance est à l’amélioration des fondamentaux des entreprises, grâce au cycle de désendettement et de renforcement des bilans des sociétés. « Dans ce contexte, les conditions d’émission sont devenues plus sûres et de meilleure qualité qu’avant la crise. Si bien qu’on observe une redistribution des flux d’investissement. Depuis l’année dernière, les capitaux qui étaient investis sur cette catégorie de titres outre-Atlantique ont tendance à être redéployés sur les titres High Yield européens. Cette évolution est un catalyseur pour le marché » constate le gérant.

Les meilleures dispositions des émetteurs notés High Yield se matérialisent aussi par un taux de défaut en net repli.

La combinaison de coûts du capital plus bas et d’un niveau d’endettement désormais réduit chez les entreprises, devrait permettre la poursuite de ce mouvement baissier.

« Cette année, le taux de défaut devrait avoisiner 2% en zone euro. L’objectif de 1% est même crédible en 2015 » estime Henrik Østergaard.

Autre élément favorable, le contexte macroéconomique. La perspective d’une croissance un peu meilleure, mais modérée en zone euro, constitue un équilibre intéressant pour les obligations High Yield.

Henrik Østergaard explique qu’historiquement, « le crédit High Yield a tendance à surperformer significativement les actions lorsque la croissance du PIB est inférieure à 2%. Qui plus est, on constate que les segments du crédit les mieux notés, de catégorie Investment grade, sont particulièrement impactés par les hausses de taux. Les segments High Yield notés B et CCC sont également affectés mais dans une moindre mesure ».

En termes d’allocation, Henrik Østergaard défend plusieurs choix sélectifs.

Les titres notés B sont surpondérés, tandis que les émetteurs appartenant au secteur des services (The AA, Verisure), de la santé (Conva tec, IDH) ou de la finance continuent d’être favorisés, même si de nombreux titres de banques ont fait l’objet de prises de bénéfices (Danske Bank, ABN-Amro).

En revanche les émetteurs du secteur automobile ou de l’industrie de base sont jugés peu attractifs. « Nous restons à l’écart de ce type d’émissions car nous estimons leur rendement trop faible par rapport à leur niveau de risque ».

Enfin, d’un point de vue géographique, le gérant reste prudent sur les titres High Yield d’Europe du Sud. « Un mouvement de convergence des spreads est en cours, entre les titres High Yield des pays core et ceux des pays dits périphériques. Actuellement, l’écart entre ces deux segments n’est que de 30 points de base. Ces primes quasi identiques incitent à investir sur les titres core plutôt que sur les périphériques, plus exposés au risque ».

Nordea , Janvier 2014

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