GILTS : Un retour vers 5% de la partie à 30 ans de la courbe

Bien que la croissance reste quelque peu modérée, les perspectives d’inflation au Royaume-Uni se sont considérablement améliorées. Si l’on examine certains des problèmes inflationnistes plus structurels liés à l’offre auxquels le Royaume-Uni a été confronté ces dernières années, notamment dans les domaines de l’énergie et du logement, on constate que...

Bien que la croissance reste quelque peu modérée, les perspectives d’inflation au Royaume-Uni se sont considérablement améliorées. Si l’on examine certains des problèmes inflationnistes plus structurels liés à l’offre auxquels le Royaume-Uni a été confronté ces dernières années, notamment dans les domaines de l’énergie et du logement, on constate que ces composantes de l’inflation ont également diminué. De plus, une partie de l’incertitude entourant le budget s’est dissipée et le fait que Starmer et Reeves aient réussi à survivre ces derniers mois est un élément positif pour la réduction de la prime de risque sur le marché des gilts.

Cela s’est traduit par une baisse des rendements à 10 ans, qui sont passés de 4,75 % à 4,35 %, et par un retour vers 5 % de la partie à 30 ans de la courbe.

Cela s’est traduit par une baisse des rendements à 10 ans, qui sont passés de 4,75 % à 4,35 %, et par un retour vers 5 % de la partie à 30 ans de la courbe. Ce sont là des signes positifs qui auront une incidence sur les coûts d’intérêt de la dette et amélioreront la situation budgétaire, ce qui facilitera quelque peu la tâche du chancelier lors de la présentation du budget plus tard cette année.

Il existe des opportunités dans les obligations, et si vous vous intéressez aux obligations de qualité investment grade ou à haut rendement, il existe certainement des segments où vous êtes rémunéré pour prendre ce risque. À court terme, les gilts ont de bonnes chances de performer. Mais à long terme, les risques politiques restent assez importants, car le gouvernement peine à nouveau à maîtriser véritablement la trajectoire budgétaire. Si nous devions assister à un nouveau choc du côté de l’offre, nous ne savons pas comment la situation budgétaire du Royaume-Uni réagirait.

Nous le constatons déjà dans le domaine de la défense, où le gouvernement subit de fortes pressions pour augmenter les dépenses, mais peine à trouver les fonds nécessaires. Au cours des deux prochaines années, il faudra que quelque chose change, peut-être sur le plan politique.

Neil Mehta , 25 février

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