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La confiance est en régression

Le sujet le plus discuté de la semaine passée a été la récession. Le président Biden ne pense pas qu’une récession américaine est « inévitable », si l’on en croit une discussion qu’il a eu la semaine dernière avec l’ancien secrétaire au Trésor Lawrence Summers. Le président de la Fed, M. Powell, a déclaré devant le comité sénatorial des banques (SBC) que la récession était « une possibilité »...

Le sujet le plus discuté de la semaine passée a été la récession. Le président Biden ne pense pas qu’une récession américaine est « inévitable », si l’on en croit une discussion qu’il a eu la semaine dernière avec l’ancien secrétaire au Trésor Lawrence Summers. Le président de la Fed, M. Powell, a déclaré devant le comité sénatorial des banques (SBC) que la récession était « une possibilité », tandis qu’un atterrissage en douceur semblait « difficile ». Dans une rare déclaration sur l’économie chinoise, le président Xi Jinping a déclaré : « Nous intensifierons l’ajustement de la politique macroéconomique et adopterons des mesures plus énergiques afin d’atteindre les objectifs de développement économique et social pour l’ensemble de l’année, et également minimiser l’impact de la COVID-19. » 1 En ce qui concerne les données économiques clés de la semaine, les indices PMI flash pour les États-Unis et la zone euro ont tous deux déçu, avec des résultats inférieurs au consensus et en retrait par rapport au mois précédent, tout en restant en expansion. Le modèle quantitatif actualisé de J.P. Morgan concernant la probabilité d’une récession aux États-Unis dans un an est passé à 36 % (voir Fig.1).

Il est clair que la confiance est basse. La composante principale du modèle de récession de J.P. Morgan est la confiance des consommateurs, qui est également l’indicateur préféré de Muzinich pour évaluer le sentiment des investisseurs. De plus, l’indice AAII US Investor Sentiment Bear est à son niveau le plus pessimiste depuis 2008 (voir Fig.2). Dans un tel contexte, nous nous attendons à ce que les actifs les plus hauts dans la structure du capital surperforment et que les actifs réels sous-performent. Les obligations d’État ont surperformé les marchés du crédit aux entreprises la semaine dernière ; le rendement total de l’indice ICE BofA 30 Year US Treasury Constant Maturity STRIPS Index a terminé la semaine au-dessus de 5 %, tandis que les actifs réels, tels que les métaux industriels, ont baissé. Le crédit investment grade a surperformé le crédit high yield, mais il est intéressant de noter que le high yield américain a généré un rendement total positif sur la semaine. Alors qu’on ne s’attendait pas à ce que ça ce soit une bonne semaine pour les actions, le S&P 500 a surperformé l’indice ICE BofA 30 Year US Treasury Constant Maturity STRIPS.

Si le catalyseur de l’effondrement de la confiance a été l’attitude belliciste des banques centrales et que le resserrement de la politique en place est suffisant pour susciter des craintes de récession, il est probable que la politique monétaire est désormais suffisamment restrictive (avec le taux d’intérêt final en place) pour que les objectifs inflationnistes puissent être atteints. Selon nous, pour que la confiance soit regagnée et qu’un rallye durable s’amorce, il faut d’abord répondre aux questions cocher la case qui répond à la question « quel est le taux final ? », puis les cases « l’inflation a-t-elle tendance à baisser ? » et « l’économie chinoise repart-elle ? ». Et dans un monde parfait, il y aurait aussi la fin du conflit Ukraine/Russie.

MUZINICH & CO , 29 juin

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