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L’adoption de la durabilité se généralise

En début d’année 2020, BlackRock a adopté une série de mesures visant à faire de la durabilité un élément central de notre approche d’investissement. Notre démarche repose sur la conviction suivante : la compréhension des enjeux de durabilité est essentielle à la performance des investissements à long terme.

En début d’année 2020, BlackRock a adopté une série de mesures visant à faire de la durabilité un élément central de notre approche d’investissement. Notre démarche repose sur la conviction suivante : la compréhension des enjeux de durabilité est essentielle à la performance des investissements à long terme. Cette conviction – partagée par des détenteurs d’actifs représentant des billions de dollars à travers le monde – entraîne une transition tectonique des capitaux vers les actifs durables.

« Le mouvement tectonique que nous avions anticipé en début d’année s’est confirmé : la convergence des mesures politiques et réglementaires, des avancées technologiques et des préférences des clients a imposé le thème de la durabilité dans le monde de l’investissement », a déclaré Mark McCombe, Chief Client Officer chez BlackRock. « Les résultats de notre enquête montrent que cette transition vers l’investissement durable est en marche à l’échelle mondiale ».

Afin de mieux comprendre cette évolution – et la manière dont la pandémie pourrait l’affecter – nous avons récemment mené une enquête auprès de nos clients dans le monde entier. L’objectif était d’identifier les principaux défis auxquels l’investissement durable est confronté, ainsi que les domaines d’innovation susceptibles d’accélérer son adoption. Nous avons notamment interrogé des fonds de pension publics et privés, des fonds souverains, des assureurs, des gestionnaires d’actifs, des fonds de dotation, des fondations et des gestionnaires de fortune internationaux. Au total, 425 investisseurs, répartis dans 27 pays et représentant environ 25 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion, ont participé à l’enquête.

Les conclusions que nous tirons sont claires : les investisseurs reconnaissent l’impact de l’investissement durable sur les rendements ajustés en fonction des risques et intègrent cette conviction dans leurs programmes d’allocation d’actifs, l’ampleur de cette adoption variant toutefois selon les régions. Des difficultés subsistent, notamment concernant la qualité et la disponibilité des données. Le mouvement tectonique se poursuit toutefois à un rythme soutenu. Les investisseurs cherchent incontestablement à accroître leur exposition aux enjeux de durabilité, les répondants prévoyant de doubler leurs actifs durables sous gestion au cours des cinq prochaines années.

Au total, l’étude reflète les réponses de :

Réponses clés

L’adoption de la durabilité va perdurer

Plus de la moitié des personnes interrogées à travers le monde (54 %) estime que l’investissement durable est une composante fondamentale des processus d’investissement et de leurs résultats.

La perception de la durabilité chez les investisseurs révèle des différences régionales : si la durabilité est devenue la nouvelle norme dans la région EMEA, les répondants de la région APAC et des Amériques n’en sont qu’aux premières étapes de la transition.

Au sein de la région EMEA, 86 % des personnes interrogées ont déclaré que l’investissement durable était déjà – ou allait devenir – un élément central de leurs stratégies d’investissement. 57 % des répondants de la région APAC et 47 % des répondants des Amériques partagent ce point de vue.

Une réaffectation des capitaux

Les personnes interrogées prévoient de doubler leurs actifs durables sous gestion cours des cinq prochaines années. Ces actifs représentent actuellement, en moyenne, 18 % des encours, et ils devraient atteindre 37 % des encours d’ici 2025. Bien que la hausse soit plus prononcée dans la région EMEA, où les répondants estiment que les actifs durables sous gestion représenteront en moyenne 47 % des encours d’ici cinq ans, les répondants de la région APAC et des Amériques prévoient également des progressions significatives.

La pandémie ne semble pas avoir entravé cette évolution : seulement 3 % des répondants s’attendent à ce qu’elle freine l’adoption de l’investissement durable.

Les données restent un défi majeur

53% des répondants du monde entier ont identifié la mauvaise qualité ou disponibilité des données et des analyses environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) comme étant le principal obstacle à une généralisation de l’adoption de l’investissement durable, ce facteur étant cité comme le défi prédominant par rapport à tous les autres.

Le climat domine

Si l’on détaille l’attention portée aux facteurs ESG, 88 % des répondants dans le monde estiment que les facteurs environnementaux sont prioritaires à l’heure actuelle, ce qui traduit le caractère d’urgence associé au changement climatique.

En outre, les Objectifs de Développement Durable («  ODD ») et l’Accord de Paris offrent tous deux des cadres d’objectifs que les investisseurs visent. Bien que l’adoption de ces cadres demeure actuellement limitée, les répondants estiment qu’ils devraient progressivement s’imposer.

Une approche holistique en matière de construction de portefeuille

Au niveau mondial, l’intégration des facteurs ESG semble être l’approche privilégiée en matière d’investissement durable : 75 % des répondants intègrent déjà ou envisagent d’intégrer les facteurs ESG dans leurs décisions d’investissement, suivi par les filtres d’exclusion, une méthode privilégiée par 65 % des répondants qui déclarent utiliser, ou envisager d’utiliser, ces filtres pour exprimer leurs principes de durabilité.

Les actifs obligataires et alternatifs sont appelés à se développer

Bien que les allocations en actions constituent, et soit vouées à demeurer, l’élément central des actifs durables gérés par les répondants, les personnes interrogées déclarent également être intéressées par une exposition croisssante à des actifs obligataires et alternatifs intégrant les critères de durabilité.

Les réponses soulignent également le fait que la gestion indicielle jouera un rôle plus important à l’avenir, particulièrement au sein de la région EMEA, avec un intérêt croissant pour les solutions indicielles obligataires.

BlackRock , Décembre 2020

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