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L’activité M&A en 2015 sera encore plus soutenue qu’en 2014

En 2014, les acquéreurs ont battu des records de performance, le cours de leurs actions ayant superformé de 5,8 points de pourcentage (pp) en moyenne, contre 4,5 pp l’année précédente, celui des sociétés n’ayant pas fait d’acquisitions. 2014 s’est également révélée une année particulièrement faste en termes de volumes de fusions-acquisitions, selon l’Observatoire trimestriel des fusions-acquisitions Towers Watson réalisé en partenariat avec Cass Business School.

En 2014, les acquéreurs ont battu des records de performance, le cours de leurs actions ayant superformé de 5,8 points de pourcentage (pp) en moyenne, contre 4,5 pp l’année précédente, celui des sociétés n’ayant pas fait d’acquisitions. 2014 s’est également révélée une année particulièrement faste en termes de volumes de fusionsacquisitions, selon l’Observatoire trimestriel des fusions-acquisitions Towers Watson réalisé en partenariat avec Cass Business School. En effet, l’étude a comptabilisé en 2014 un total de 928 transactions [1] , 208 de plus qu’en 2013, soit le plus grand nombre de transactions menées à terme sur une année depuis la crise financière.

Les acquéreurs d’Asie sont les grands gagnants et ont affiché tout au long de l’année une surperformance impressionnante (d’une moyenne de 24,7 pp) par rapport à l’indice régional. Leur réussite éclipse la surperformance des acquéreurs européens qui ont pourtant bien rebondi, comme cela avait été prévu pour 2014, et celle des acquéreurs d’Amérique du Nord, qui ont surperformé leur indice régional de 4,1 pp et 2 pp respectivement.

Le marché a connu l’année dernière un grand retour des transactions plus importantes et plus complexes. La fin de l’année a en effet atteint des chiffres record : 176 transactions importantes (d’une valeur de plus d’un milliard de dollars US) et 12 méga-transactions (d’une valeur de plus de 10 milliards de dollars US) ont été finalisées, contre 120 et 4 respectivement pour l’année précédente.

François Cheynet, Directeur du département Retraites et Avantages sociaux International, déclare : « Les fusions-acquisitions ont connu un regain d’activité tout au long de l’année 2014 pour arriver à des niveaux qui n’avaient pas été atteints depuis de nombreuses années. Et cette tendance ne semble pas vouloir s’infirmer de si peu. La confiance des marchés est au plus haut, même en ce qui concerne les grandes fusions les plus complexes. Toutefois, maintenant que les opportunités de croissance externes les plus évidentes ont été saisies, il est possible que des échecs fassent bientôt les gros titres, les derniers arrivés risquant fort d’échouer dans leur empressement à rejoindre cette vague de fusions-acquisitions. »

Projections de Towers Watson pour l’activité de fusions-acquisitions en 2015 :

1. Les services financiers sortiront du marasme

Maintenant que le banker bashing a un peu moins la côte, les volumes de transactions des services financiers devraient connaître une augmentation progressive. En attendant, le secteur des produits pharmaceutiques devrait rester l’un des principaux moteurs de l’activité M&A dans le monde (question de fondamentaux des transactions plutôt que d’ingénierie financière).

2. Le retour des méga-transactions se confirmera d’autant plus

S’il était manifeste fin 2014 que les méga-transactions avaient fait leur grand retour, c’est dans l’année à venir que leur prédominance sera encore plus marquante. Les marchés sont confiants, la trésorerie des entreprises est solide et les taux d’intérêt restent faibles ; par conséquent, on peut s’attendre à la réalisation de transactions plus importantes et plus complexes à un rythme qui risque surprendre.

3. L’Asie dominera le classement

Le franc succès des acquéreurs d’Asie et du rendement de leurs actions est incontestable pour 2014. Ils connaissent les recettes de leur succès, ce qui devrait leur permettre non seulement de triompher à nouveau en 2015 mais peut-être aussi d’augmenter davantage encore l’écart avec les acquéreurs européens et nord-américains.

4. On va apprendre la recette non pas du succès, mais de l’échec

Attention à l’excès d’arrogance – si les premiers arrivés ont réussi à tirer leur épingle du jeu, on risque assister maintenant à des réactions du genre : « moi aussi, je veux ma part » ou « allez vite, on s’y met nous aussi ». L’année 2015 pourrait bien être celle où des acquéreurs vont finir par se brûler les doigts et on devrait connaître d’ici la fin de l’année les règles du « comment s’y prendre pour faire échouer sa transaction ».

Selon François Cheynet, « vue de l’extérieur, 2015 sera certainement une année passionnante et riche en activités M&A. Pour les acquéreurs, en revanche, l’année sera signe de précarité car ils auront d’un côté la pression de saisir des opportunités de croissance et de ne pas rester à la traîne, et de l’autre la peur d’être celui qui va échouer. Il est prouvé depuis longtemps que les fusionsacquisitions ne réussissent que lorsque la transaction n’est pas envisagée que dans sa dimension purement financière. Les entreprises qui reconnaissent que la fusion porte non seulement sur les opérations, mais aussi et surtout sur les cœurs et les esprits, seront celles qui pourront se targuer d’une réussite à long terme. »

Next Finance , Janvier 2015

Notes

[1] Fusions-acquisitions finalisées d’une valeur de 100 millions de dollars US ou plus.

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