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L’Investissement Responsable prend une place centrale

Réalisée chaque année depuis trois ans, l’étude HSBC « Sustainable Financing and Investing Survey » fournit des données uniques sur la réalité de l’approche des investisseurs et des émetteurs sur l’investissement durable, et ce, par grande zone géographique, les obstacles, les projections de croissance.

Les préoccupations environnementales et sociales deviennent prépondérantes dans les stratégies financières des émetteurs et investisseurs selon une nouvelle étude du Groupe HSBC.

Investisseurs et émetteurs reconnaissent que le changement climatique est une réalité qui a d’ores et déjà un impact sur leur activité. Le Moyen-Orient est la région qui a le plus conscience de ces problématiques, en liaison avec les secteurs qui sous-tendent son économie – pétrole et gaz. A contrario, les Etats-Unis se sentent les moins concernés, mais ils sont malgré tout près de 50% - émetteurs et investisseurs – à considérer l’effectivité de cette réalité et l’impact sur leurs activités.

Plus de 90% des investisseurs et émetteurs à l’échelle globale confirment que ces facteurs ESG – environnementaux et sociaux – sont importants ou très importants pour eux.

63% des investisseurs pensent acheter des obligations vertes, sociales ou durables dans les 2 prochaines années ou accroître leur part de tels actifs.

D’après le sondage, des revirements majeurs sont à venir pour répondre à un défaut de prise en compte des objectifs durables dans la composition des investissements. Deux tiers des émetteurs d’obligations (et 85% au Moyen-Orient) pensent réallouer une partie de leur capital, notamment sur les cinq prochaines années.

75% des émetteurs obligataires à l’échelle mondiale ont la conviction que les prêts en lien avec les thématiques ESG sont très intéressants, ou ont un potentiel pour le devenir.

35% des investisseurs affirment qu’entre 50 et 75% de leurs clients attendent à présent d’eux une expertise dans l’investissement durable.

Europe

Les investisseurs européens sont ceux qui communiquent le plus sur les indicateurs ESG (Environnementaux, Sociaux et liés à la Gouvernance d’entreprise) de leurs portefeuilles ; ils sont 33% à le faire, pour une moyenne mondiale à 24%

L’Europe se distingue comme la seule région où une majorité d’investisseurs (53%) prend systématiquement les caractéristiques ESG en considération dans ses décisions d’investissement.

Continent américain

La motivation principale des sondés en Amérique est la conviction que l’action socialement et environnementalement responsable est la « bonne chose à faire » - 64% des émetteurs obligataires disent que prêter attention à ces sujets « est en phase avec les valeurs de leur organisation ».

Les investisseurs d’Amérique du Nord et du Sud sont ceux qui font part du plus haut niveau de confusion de leurs clients quant aux critères ESG – 59% confient que plus de la moitié de leurs clients sont dépassés par la grande variété de terminologies utilisées, quand 33% affirment que c’est le cas des trois quarts de leur clientèle

Moyen Orient

Le changement climatique est appréhendé comme « le » sujet de préoccupation au Moyen-Orient, plus que partout ailleurs avec 90% des émetteurs qui considèrent que cela va impacter leur activité dans les dix prochaines années, et 56% qui ressentent déjà un impact..

C’est au Moyen-Orient que les investisseurs constatent le plus d’obstacles susceptibles de freiner le développement des investissements responsables : ils sont 77%, contre 61% dans le monde

Asie

Au contraire, les investisseurs asiatiques sondés se sentent moins inhibés dans leurs investissements ESG – seuls 39% affirment que des obstacles les retiennent, contre 61% des investisseurs à l’échelle globale

Ces conclusions proviennent de l’étude Sustainable Financing and Investing Survey 2019, réalisée auprès de 500 investisseurs et de 500 émetteurs originaires d’Amérique, d’Asie, d’Europe et du Moyen-Orient.

Samir Assaf, Directeur Général de la banque de Financement d’investissement et des marchés mondiaux chez HSBC, a déclaré lors d’un discours prononcé à l’occasion de la Semaine d’Action pour le Climat de l’ONU qui se tient à New York actuellement : « Notre enquête prouve que personne n’est indifférent face au défi de la réduction des risques liés au climat, ni devant la nécessité d’une transition vers un avenir sobre en carbone. Mais ce qui est également très clair, c’est qu’il reste encore beaucoup à faire. »

L’enquête a également révélé que la principale motivation des investisseurs et émetteurs à prendre en compte les impacts environnementaux et sociaux est l’alignement avec les valeurs de leurs organisations.
Les autres facteurs incluent :

  • Les exigences des régulateurs
  • Les attentes des collaborateurs et des clients
  • La conviction de pouvoir bénéficier de meilleurs rendements en réduisant les risques.

La majorité des émetteurs ont des stratégies visant à réduire leurs impacts environnementaux et un plus grand nombre encore visent à avoir un impact positif sur la société. Un peu plus de la moitié communiquent leur stratégie de manière publique.

Une transparence accrue sur les questions environnementales et sociales pourrait contribuer à faire évoluer le marché, selon M. Assaf. Il précise que la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) constitue un bon exemple de règles communes sur lesquelles tous les investisseurs et tous les émetteurs pourraient s’aligner. Pourtant, seulement 40% des émetteurs suivent effectivement les recommandations de la TCFD pour le moment.

Next Finance , 3 octobre

Voir en ligne : Etude HSBC : L’Investissement Responsable prend une place centrale

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