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Israël et royaume-uni : deux laboratoires du retour à la normale

Selon Julien-Pierre Nouen, Économiste-Stratégiste chez Lazard Frères Gestion, la question qui semble être déterminante pour l’évolution des marchés est de savoir si le succès de la vaccination peut être remis en cause. Cela implique bien sûr de suivre les études sur les nouveaux variants...

Alors que la situation sanitaire se dégrade dans certains pays comme l’Inde, aucun signe de reprise de l’épidémie n’est visible en Israël et au Royaume-Uni, deux pays où la population est massivement vaccinée. D’après les données du site ourworldindata.com, environ 62% des Israéliens et 49% des Britanniques avaient reçu au moins une injection le 19 avril, contre 8% en Inde. Le graphique ci-dessous porte sur une période de temps relativement courte pour mieux voir la dynamique récente.

« La question qui nous semble être déterminante pour l’évolution des marchés est de savoir si le succès de la vaccination peut être remis en cause. Cela implique bien sûr de suivre les études sur les nouveaux variants mais surtout l’évolution de l’épidémie dans les pays considérés comme sortis d’affaires, pour détecter à temps un éventuel rebond, ce qui serait un très mauvais signal.

Tant que les courbes ne montreront pas d’inflexion à la hausse dans ces pays, les marchés devraient pouvoir absorber sans trop de difficulté une résurgence de l’épidémie dans les pays où la population est peu protégée, dans l’anticipation que les schémas d’Israël et du Royaume-Uni se répéteront quand la vaccination montera en charge. » explique Julien-Pierre Nouen, Économiste-Stratégiste chez Lazard Frères Gestion.

Julien-Pierre Nouen , 29 avril

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