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Global Economy Watch - 2018 devrait afficher la plus forte croissance économique mondiale depuis 2011

Dans son étude « Global Economy Watch 2018 », le cabinet de conseil et d’audit PwC présente ses prévisions pour l’économie mondiale.

Elles sont encourageantes puisque l’étude laisse présager une croissance accrue et plus largement répartie entre les différentes régions du monde. La croissance mondiale est estimée à près de 4% en parité de pouvoir d’achat Le taux de chômage dans les pays du G7 serait à son plus bas niveau depuis 40 ans L’Inde deviendrait le pays avec la croissance la plus élevée, estimée à 7-8%

Toujours tirée par les États-Unis, l’Europe et l’Asie, cette croissance devrait également profiter aux pays émergents tels que l’Inde, le Ghana ou encore les Philippines. Ces projections optimistes doivent toutefois être relativisées compte tenu des tensions géopolitiques, des tendances protectionnistes et des contextes politiques incertains observés. Décryptage.

Une croissance économique qui s’accélère…

Pour cette nouvelle année 2018, PwC prévoit que l’économie mondiale aura une croissance de près de 4% en termes de parité de pouvoir d’achat. Il s’agit de la plus forte croissance depuis 2011, ajoutant près de $5 trillions en termes de valeur actuelle. Les États-Unis, l’Asie et la zone Euro devraient contribuer à près de 70% à cette croissance économique, contre 60% pendant la période post-crise, en 2000.

Au sein de la zone Euro, l’Irlande afficherait le plus fort taux de croissance : il avoisinerait les 3,5 %. La France compterait, quant à elle, sur une croissance de 2%, se situant ainsi tout à fait dans la moyenne européenne. Enfin, le plan de sauvetage de la Grèce prenant fin en août 2018, aucun pays de la zone Euro ne devrait être sous la surveillance du FMI pour la première fois depuis 2009.

Autre signal positif en faveur d’une embellie de l’économie mondiale, le taux de chômage dans les pays du G7 devrait atteindre son plus faible niveau depuis 40 ans et ainsi avoisiner les 5% (environ 19 millions de personnes). Toutefois, cette moyenne est à relativiser dans la mesure où certaines disparités subsistent : les États-Unis continueraient de profiter d’un faible taux de chômage, approchant des 4%, contrairement à l’Italie dont le taux se maintiendrait à un niveau élevé, autour de 11% selon les statistiques officielles.

… notamment pour l’Asie et l’Afrique

Pour la cinquième année consécutive, les économies considérées comme « périphériques » devraient croître plus vite que les économies traditionnellement florissantes, telle que la Chine, leader en termes de parité de pouvoir d’achat et dont la croissance est estimée par l’étude entre 6 et 7%. En Effet, dix-sept pays, tels que l’Inde, le Ghana, l’Éthiopie et les Philippines, devraient connaître un développement plus rapide que la Chine... Ces champions de la croissance en 2018 seraient majoritairement situés en Asie ou en Afrique, continent qui regrouperait alors huit des dix économies les plus florissantes en 2018. En parallèle de ce dynamisme économique, les deux continents verraient leurs populations croître et pourraient accueillir 70 millions de nouveaux habitants sur les 80 prévus mondialement.

Une économie mondiale de plus en plus énergivore

Selon les experts du cabinet PwC, la consommation mondiale d’énergie pourrait atteindre un nouveau record à hauteur de 600 quadrillions British Thermal Units (600 quadrillions BTU correspond à 15.119,7 millions de tonnes équivalent pétrole soit plus de 60 fois le volume de la consommation d’énergie en France pour 2015 ) un chiffre qui aurait doublé par rapport à 1980. La Chine et l’Inde seraient les plus grandes consommatrices et utiliseraient à elles-seules 30% de l’énergie mondiale, soit six fois plus que le continent africain.

Quant aux énergies renouvelables, elles sont estimées à représenter 10% de la consommation globale. La Chine, qui s’était engagée en faveur de ces nouvelles énergies, en consommera deux fois plus que les États-Unis. Enfin, le prix du pétrole devrait rester stable, malgré une demande grandissante.

Une croissance qui reste fragile du fait des incertitudes géopolitiques

Suite au Brexit, dont la procédure a été lancée en mars 2017, les experts PwC prévoient une croissance de seulement 1,4% pour le Royaume-Uni.

« Le Brexit a tardé à avoir un impact sur l’économie britannique et la croissance s’est maintenue après le référendum. L’un des facteurs clés du ralentissement montré par l’étude s’explique notamment par la faiblesse des dépenses de consommation lié à la baisse du pouvoir d’achat des ménages et une inflation plus élevée », explique Emmanuel Picq, avocat associé chez PwC Société d’Avocats.

Par ailleurs, la demande d’indépendance de la Catalogne, les résultats des prochaines élections nationales à travers le monde (Brésil, Italie…) mais aussi les tendances protectionnistes pourraient avoir d’importantes conséquences sur le contexte économique mondial. Enfin, les politiques appliquées par les États-Unis, notamment en matière de réforme fiscale et de relations internationales sont également à surveiller.

Next Finance , 29 janvier

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