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Etude Invesco : Principaux résultats de l’enquête européenne sur les attentes des investisseurs privés

L’objectif de cette enquête était d’identifier les motivations qui poussent les épargnants à investir et d’analyser l’existence ou non d’une planification financière bien définie ainsi que leur recours à des produits axés sur le revenu au sein de leurs portefeuilles.

Invesco présente les résultats de l’European Income Investing Study 2018/19, une étude détaillée au niveau européen visant à analyser le point de vue des investisseurs privés. Cette étude, menée dans huit pays (France, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Italie, Espagne, Suisse, Royaume-Uni), a été conduite auprès de 5 000 investisseurs privés ayant un revenu moyen annuel de 116 000 euros. L’objectif de cette enquête était d’identifier les motivations qui poussent les épargnants à investir et d’analyser l’existence ou non d’une planification financière bien définie ainsi que leur recours à des produits axés sur le revenu au sein de leurs portefeuilles.

Les principales raisons qui guident les investissements

En Europe, les familles investissent essentiellement pour assurer leur avenir et améliorer leur niveau de vie. La famille européenne moyenne investit pour financer environ 5 projets portant sur le patrimoine familial, la sécurité financière ou encore au profit d’une personne spécifique. Les projets financiers semblent avoir moins d’importance aux yeux des investisseurs français que de leurs homologues européens. En effet, la France est le seul pays où moins de 50% des répondants ont déclaré que la constitution d’une épargne à long terme est une priorité pour eux contre 55% en moyenne en Europe. Alors que 50% des familles allemandes investissent pour financer un achat particulier (maison, automobile ou vacances) et que les ménages italiens semblent accorder la plus grande attention aux projets familiaux, 57 % des familles françaises préfèrent investir pour préparer leur retraite. Même si la constitution d’un capital en vue de la retraite est un objectif important, l’investissement dans un plan d’épargne retraite n’est pas prioritaire à leurs yeux (24% en France contre 37% en moyenne en Europe). En fait, cela est en ligne avec le poids de l’assurance-vie et l’immobilier qui représentent les placements préférés des investisseurs français (respectivement 69% et 46% d’entre eux détiennent ce type d’investissement).

Horizon de placement et planification des investissements

L’étude d’Invesco révèle que l’horizon d’investissement moyen varie assez sensiblement d’un pays à l’autre, de 4,9 ans en Italie à 10,2 ans aux Pays-Bas. Les répondants français ont tendance à investir à long terme : l’horizon moyen est de 6,9 ans, soit un résultat identique à la moyenne européenne.

Seuls 35% des investisseurs européens interrogés ont établi des plans financiers définis pour tous leurs objectifs d’investissement alors qu’environ 60% d’entre eux épargnent et investissent sans objectif précis. Du côté des investisseurs français, 36% déclarent avoir établi un plan financier personnel afin d’atteindre leurs objectifs, ce qui peut constituer un niveau modéré. En parallèle, seuls 51% des investisseurs français indiquent qu’ils consacrent du temps à la planification financière, un pourcentage nettement inférieur à la moyenne européenne de 61%. Globalement, l’investissement ne semble pas susciter une véritable passion et seuls 13% des Français considèrent la gestion de leurs investissements comme un hobby, contre 27% au Royaume-Uni par exemple.

Principaux objectifs d’investissement : l’obtention de revenus supplémentaires et la croissance du capital

Selon l’enquête d’Invesco, 54% des investisseurs européens se concentrent sur des stratégies de croissance du capital, alors que seuls 28% accordent de l’importance à la protection du capital. En France, 46% des investisseurs recherchent sur des stratégies favorisant la croissance du capital et 36% d’entre eux celles qui apportent une protection du capital. Ces chiffres reflètent la prédisposition à accepter un certain niveau de risque pour atteindre des objectifs financiers individuels. Depuis la crise financière, la définition du risque varie cependant de manière significative entre les différents pays. Ainsi, 49% des personnes interrogées associent le risque à la perte potentielle d’une partie du capital investi, alors que 27% l’associent au manque de compréhension de l’investissement effectué.

Du côté des investisseurs européens qui citent l’obtention de revenus parmi leurs objectifs, la situation est très semblable : 52% d’entre eux préfèrent une stratégie associant revenu et croissance du capital, alors que seuls 22% optent pour le revenu et la protection du capital. Et en France, les pourcentages s’établissent respectivement à 47% et 27%.

Un réel décalage entre intérêt annoncé et acte d’investissement

Les investisseurs aspirent à bénéficier de plus de revenus de leurs investissements. Ainsi, 86% des Français considèrent que le revenu comme un aspect essentiel d’un investissement et 43% déclarent que l’obtention de revenus est devenue plus importante ces trois dernières années, soit des pourcentages identiques à la moyenne européenne. Pour autant, seul un quart des Français détiennent des produits générateurs de revenus ce qui représente un niveau supérieur à la moyenne européenne établie à 17%. Toutefois, l’avenir semble plus promoteur pour ce type de stratégie. En effet, 35 % des répondants français envisagent d’investir dans des stratégies axées sur le revenu car elles offrent, selon eux, une bonne performance globale.

Où les investisseurs français recherchent-ils des revenus ? Contrairement aux autres pays européens, les Français s’intéressent particulièrement aux marchés domestiques avec, en première place, l’immobilier puis les actions et les obligations. Les Français semblent plus prudents que la moyenne européenne en matière de risque . En effet, 41% d’entre eux déclarent être prêts à prendre davantage de risques aujourd’hui qu’après la crise financière de 2008/2009 contre 48% en moyenne en Europe et ils ne sont que 4% à faire état d’une aversion au risque accrue.

Un besoin en conseil professionnel en hausse

Il ressort de l’étude que la majeure partie des investisseurs européens prennent des décisions d’investissement de manière autonome ou se basent sur les conseils de membres de leur famille ou d’amis. Dans les huit pays inclus dans l’étude, seuls 14 % des personnes interrogées déclarent confier les décisions et la gestion de leur portefeuille à des professionnels ayant un mandat de gestion sur leurs investissements.

Dans l’hexagone, les investisseurs font plus souvent appel aux conseils d’un professionnel que les investisseurs de la plupart des autres pays couverts par l‘étude. Seuls 34% d’entre eux déclarent prendre eux-mêmes leurs décisions, contre 42% en moyenne en Europe. 67% sont disposés à obtenir davantage de conseils professionnels, soit un chiffre proche de la moyenne en Europe (70%).

Mais de quels types de conseils ont besoin les investisseurs ? En Europe, les portes sont ouvertes à tous les conseillers qui agissent comme coach auprès des investisseurs ainsi qu’aux professionnels qui prennent en compte les aspirations et les projets spécifiques des individus, plutôt que de se concentrer sur les caractéristiques détaillées d’un produit d’investissement.

« Notre étude met en évidence que 41% des investisseurs français sont disposés à courir davantage de risques que pendant les cinq années qui ont suivi la crise financière. En outre, la majeure partie d’entre eux sont de plus en plus enclins à envisager une stratégie de croissance plutôt que celle d’une simple protection du capital et jugent important de percevoir des revenus de leurs investissements. Dans leur quête de revenus, ils privilégient l’immobilier et les actions françaises versant des dividendes. Ils envisagent plus difficilement les autres produits de rendement car ils craignent de ne pas avoir de connaissances financières suffisantes. C’est justement là que les professionnels devraient intervenir : en France, 70% des personnes interviewées accepteraient volontiers des conseils et seraient prêtes à recevoir des informations supplémentaires sur la façon de commencer à investir dans des produits versant des revenus » souligne Céline Bonnet-Durand, Directeur Distribution France-Monaco.

Next Finance , 26 mai

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