De bonnes perspectives sur le marché des actions européennes

Selon Bruno Fine, Président de Rochebrune AM, les entreprises européennes ont favorisé la rentabilité en 2014, différant ainsi leurs investissements en 2015. Pour lui, le thème de l’année à venir devrait donc être la productivité...

Quelle a été votre stratégie en 2014 ?

Dans un contexte macroéconomique peu porteur avec de faibles perspectives de croissance et d’inflation en Europe, et conformément à notre modèle de gestion 100% « bottom up », centré sur la valeur créée par les entreprises, nous avons privilégié les sociétés ayant une capacité à maintenir ou à améliorer leur marge d’exploitation par l’optimisation des charges à défaut de croissance du chiffre d’affaires. La publication des résultats au troisième trimestre 2014 confirme que les marges des sociétés européennes sont au plus haut. 2014 sera vraisemblablement l’année de la rentabilité !

Par sa nature « long only », notre gestion a inévitablement été impactée par les chocs sur les marchés actions au cours de l’année, notamment en juillet et en octobre.

Chaque correction de marché a été une occasion de renforcer nos plus fortes convictions, nous permettant ainsi de générer de la surperformance dans les phases de rebond qui ont suivi.

Au 25 novembre, notre fonds phare, Roche-Brune Europe Actions, réalise une performance YTD alignée sur notre prévision en début d’année : +9% [1], soit la performance moyenne des marchés actions sur le long terme.

C’est précisément dans la durée que s’apprécie un tel investissement, et sur 5 ans, notre gestion remplit son objectif fondamental, à savoir battre l’indice de référence STOXX® Europe 600, dividendes réinvestis (+ 68% pour notre fonds contre 62% pour l’indice), avec une volatilité inférieure (respectivement 14% et 17%), tout en affichant un beta inférieur à 0,8.

Quelles sont vos perspectives pour l’année 2015 ?

Les entreprises européennes ont favorisé la rentabilité en 2014, différant ainsi leurs investissements en 2015. Le thème de l’année à venir devrait donc être la productivité. Sur la base d’une confiance renforcée par les actions de la Banque Centrale Européenne et du soutien du plan Juncker, le rythme des investissements 2015, en Europe, sera en hausse de 3% (en cohérence avec le niveau projeté pour les autres pays : Etats-Unis +4%, Japon +3% et reste du monde +5%) [2].

Dans ce contexte, notre approche pour 2015 se concentre autour des 5 thématiques suivantes :

- les entreprises susceptibles de mettre en oeuvre ces investissements ou de les servir,

- les entreprises exportatrices bénéficiant d’une parité euro/dollar plus avantageuse,

- les entreprises sensibles à un prix de l’énergie plus accessible,

- les entreprises à forte génération de cashflow et aux coûts de financement durablement bas,

- les entreprises qui restructureront leur bilan

Notre gestion reste plus que jamais focalisée sur la restitution, dans les performances boursières, de la valeur créée par les entreprises. En concentrant leurs efforts successivement sur leur solvabilité, leur rentabilité, et maintenant sur leur productivité, les sociétés européennes ont mis en place les bases du cercle vertueux de la création de valeur dont le dernier maillon, le retour réel à la croissance, devrait, selon nous, être effectif courant 2016.

Bruno Fine , Décembre 2014

Notes

[1] voir article http://leblogdelinvestisseur.com/20... ? brune/

[2] Source : Roche ?Brune AM (données M.U.S.T.®)

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