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CAT bonds et coronavirus : Business as usual

Alors que la plupart des marchés mondiaux sont bouleversés par le coronavirus, John Seo, co-fondateur et directeur général de Fermat Capital Management, explique pourquoi les CAT bonds ne sont généralement pas affectés.

Alors que la plupart des marchés mondiaux sont bouleversés par le coronavirus, John Seo, co-fondateur et directeur général de Fermat Capital Management, explique pourquoi les CAT bonds ne sont généralement pas affectés. Il examine également le rôle vital joué par l’Organisation mondiale de la santé et la manière dont les déclarations de cette dernière influencent l’activité des marchés.

  • Le marché des CAT Bonds n’est pas affecté par le coronavirus. Les CAT Bonds et les ILS sont liés à des phénomènes naturels, tels que les tremblements de terre et les ouragans. Un krach boursier ne peut pas provoquer un cyclone ou un tremblement de terre et, bien que ces catastrophes naturelles se produisent, elles sont indépendantes de la situation actuelle sur les marchés financiers traditionnels.
  • John Seo et son équipe ne modifient pas leur stratégie : Les ILS reposent sur un ensemble différent de facteurs et peuvent bénéficier de leur absence fondamentale de corrélation avec le marché au sens large, contrairement à d’autres catégories d’actifs pour lesquelles les corrélations peuvent augmenter considérablement en période de tensions sur le marché. Pour eux, cette année demeure une année comme les autres.
  • L’équipe surveille cependant les réactions des marchés, qui ont suscité chez eux certaines réactions :
  • L’OMS oriente les marchés de manière aussi inédite que le virus lui-même. Cela s’est produit lors d’un récent point de presse de l’OMS le 3 mars 2020. Dans ses remarques préliminaires, le directeur général de l’OMS a mentionné presque par hasard le fait que le Covid-19 avait tué 3,4 % des cas signalés. L’optique du taux de mortalité implicite de 3,4 % de l’OMS a fait les gros titres des médias à sensation. Ce chiffre suggérait au grand public que le Covid-19 pouvait être aussi mauvais que la tristement célèbre grippe espagnole de 1918, qui avait elle-même un CFR de 2 à 3 %. La panique s’est emparée des écoles, des entreprises et des marchés. Ce que de nombreux observateurs des marchés financiers ne réalisent pas totalement, c’est que ce taux de mortalité implicite devrait être révisé à la baisse dans les mois à venir.
  • A mesure que les données et les connaissances s’accumulent, il est pratiquement certain que les estimations du taux de létalité diminueront. S’il tombe sous la barre des 1 %, ce pourrait bien être le catalyseur d’une reprise des marchés financiers. Ce revirement pourrait se produire dans un délai d’un mois, de deux mois à quatre mois ou plus.

John Seo , 18 mars

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