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Au Royaume-Uni et en Europe continentale, les assureurs et les fonds de pension prévoient d’augmenter nettement leur allocation aux classes d’actifs alternatifs

Selon une nouvelle enquête d’Aviva Investors, les investisseurs institutionnels sont en train de renforcer très nettement leur allocation aux classes d’actifs alternatives, tels que la dette et le financement d’infrastructures, le financement structuré...

Selon une nouvelle enquête d’Aviva Investors, les investisseurs institutionnels du Royaume-Uni et d’Europe continentale sont en train de renforcer très nettement leur allocation aux classes d’actifs alternatives, tels que la dette et le financement d’infrastructures, le financement structuré, le financement immobilier et la dette privée d’entreprises, dans le cadre de stratégies diversifiées visant une meilleure performance ajustée des risques.

Cette étude [1], conduite auprès de plus de 250 régimes de retraite et compagnies d’assurance en Europe et au Royaume-Uni, révèle que ce sont les fonds de pension britanniques qui envisagent d’augmenter le plus leur allocation aux classes d’actifs alternatives : leur exposition se rapprochera de celle des assureurs britanniques, ainsi que des fonds de pension et assureurs d’Europe continentale.

Parmi les principales conclusions :

  • Les régimes de retraite britanniques prévoient d’augmenter de 51 % leur allocation aux actifs alternatifs, la portant de 4,3 % à 6,5 %.
  • Les assureurs britanniques devraient renforcer de 14 % leur allocation, qui passerait de 7,3 % à 8,3 %.
  • En Europe continentale, les assureurs et les fonds de pension envisagent d’accroître cette allocation de plus de 40 % : les assureurs prévoient d’allouer 9,2 % de leur portefeuille aux actifs alternatifs, contre 6,5 % actuellement, tandis que les fonds de pension envisagent de porter celle-ci de 5,2 % à 7,3 %.
  • Ces projets s’expliquent par la volonté de bénéficier du profil de risque de ces actifs alternatifs (pour 34 % des répondants), ainsi que de leurs avantages en matière de diversification (33 %) et de leur prime d’illiquidité (30 %).
  • La plupart des investisseurs interrogés pensent trouver les meilleures opportunités en-dehors de leur marché local.
  • Malgré cette tendance en faveur d’allocations plus importantes, plusieurs freins à l’investissement demeurent, parmi lesquels l’illiquidité des actifs (31 %), le coût élevé des stratégies (29 %), la difficulté d’identifier des opportunités adaptées (27 %) et la réglementation (27 %).

Actifs alternatifs : des niveaux de popularité variés

La dette privée d’entreprises correspond à la classe d’actifs alternatifs la plus répandue dans les portefeuilles des assureurs et des fonds de pension (57 % et 55 % respectivement). Le succès de cette classe d’actifs ne se dément pas, puisque 42 % des assureurs et 26 % des fonds de pension prévoient d’y augmenter leurs expositions au cours des 12 prochains mois.

Parallèlement, 31 % des assureurs envisagent d’accroître leur exposition à la dette d’infrastructure au cours des 3 prochaines années, une tendance qui est peut-être confortée par un traitement du capital plus favorable sous le régime Solvabilité II.

Mark Versey, Directeur des investissements, Actifs Réels, Aviva Investors, a déclaré : « En Europe, l’intérêt pour les solutions de rendements alternatifs s’est nettement développé parmi les régimes de retraite et les compagnies d’assurance ces dix dernières années. Les investisseurs institutionnels sont séduits par la prime d’illiquidité qu’offrent les actifs non cotés, ainsi que par d’autres avantages comme leur pouvoir de diversification et leur profil de risque.
À l’heure de la fin de l’assouplissement quantitatif et de la hausse des taux, notre enquête révèle que les investisseurs osent s’exposer à de nouveaux secteurs et territoires. Cette tendance transparaît également dans nos conversations avec nos clients. »

Next Finance , 18 juin

Notes

[1] Recherche mandatée par Aviva Investors et conduite par Longitude Research

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