Alors que la Grèce s’attaque à ses défis structurels, les investisseurs ’value’ sont de retour

Les investisseurs ’value’ sont de retour en Grèce, dans l’espoir que, si l’amélioration des conditions macroéconomiques se poursuit, l’année à venir se traduise par une forte performance des petites valeurs grecques.

Bien sûr, toutes les incertitudes ne sont pas encore dissipées. Ainsi, le gouvernement doit toujours se mettre d’accord sur une stratégie d’"après-sauvetage" avec la Troika des prêteurs, qui comprend le FMI, la Commission Européenne et la BCE. Par ailleurs, il reste encore un déficit estimé à 1 milliard d’euros dans le budget de privatisation proposé par la Grèce, ce qui pourrait avoir un impact sur les mesures sur la taxation des particuliers et la TVA. Enfin, un nouveau cycle d’élection doit démarrer prochainement.

Mais il existe à l’inverse de plus en plus de signes d’un redressement économique généralisé et d’une réduction du risque-pays grâce à des relations plus constructives avec les prêteurs internationaux. L’agence de notation Standard & Poor’s a ainsi augmenté sa note d’un cran à B, avec des perspectives favorables, et pour la première fois depuis la crise financière il y a 10 ans, le mois de janvier a enregistré des flux de fonds positifs dans les fonds de placement domestiques grecs.

« Une reprise soutenue serait très favorable aux plus petites valeurs que nous détenons, qui sont largement délaissées par les investisseurs étrangers qui préfèrent les grands titres. Nous nous intéressons plus particulièrement aux petites entreprises qui sont mieux connues des gérants de fonds locaux » relève Arrash Zafari, gérant de la stratégie New Europe de QUAERO CAPITAL. « Les valorisations de ce type de titres sont encore raisonnablement bon marché et, comme ces valeurs sont plutôt illiquides, il n’en faut pas beaucoup pour les faire monter ».

Le gérant s’est engagé de façon substantielle sur la Grèce, avec une allocation de 25 à 30% de la stratégie sur ce marché.

« Il s’agit d’une exposition importante, mais nous sommes présents en Grèce depuis plusieurs années. Dans toute l’Europe centrale et orientale, c’est là que nous trouvons aujourd’hui le plus d’opportunités. Si les grands noms de la cote semblent correctement évalués, il reste encore de bonnes affaires à saisir pour les "stock pickers", avec des petites capitalisations sous-évaluées et totalement oubliées ».

« Nous détenons un portefeuille « bottom-up » orienté « value » bien différencié qu’il n’est pas facile de répliquer. Nous espérons des progressions de 100% à 200% sur plusieurs de nos positions » ajoute-t-il.

Next Finance , 21 février

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