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Actions européennes : 7e semaine de hausse consécutive

Les indices européens ont ainsi progressé pour la 7e semaine consécutive. Mais ce sont les valeurs américaines qui enregistrent les meilleures performances. Avec un gain de 2,3 % pour le Dow Jones et de 2,4 % pour le S&P 500, ces indices affichent leurs plus fortes progressions hebdomadaires depuis mars.

Les marchés d’actions ont fait mieux que résister sur la semaine pourtant marquée par de nouvelles tensions géopolitiques et par la hausse du pétrole.

Les indices européens ont ainsi progressé pour la 7e semaine consécutive. Mais ce sont les valeurs américaines qui enregistrent les meilleures performances. Avec un gain de 2,3 % pour le Dow Jones et de 2,4 % pour le S&P 500, ces indices affichent leurs plus fortes progressions hebdomadaires depuis mars.

Malgré un pic hebdomadaire à 1,1887 contre euro, le dollar est resté stable sur la semaine et n’est donc pas venu, cette fois, brider la progression des marchés américains. Parmi les facteurs de soutien, citons une nouvelle fois la hausse sensible des résultats des entreprises américaines. Ceux-ci progressent de plus de 26 % par rapport au 1er trimestre de l’an passé. Il faut remonter à 2010 pour connaître un tel niveau de surprises positives par rapport aux attentes des analystes.

La décision, attendue, de Donald Trump de retirer les États-Unis de l’accord avec l’Iran et de rétablir les sanctions « à leur niveau maximum » n’a pas ému les marchés. Tout au plus, cela a permis au pétrole d’établir un nouveau plus haut de près de trois ans et demi, à près de 77 dollars pour le Brent, qui a concomitamment bénéficié de l’annonce d’un recul plus marqué qu’attendu des réserves de brut. Les cours de quelques sociétés des secteurs de l’aéronautique ou bien de l’automobile en affaire avec l’Iran ont bien reculé sur la nouvelle mais se sont repris par la suite.

La hausse du cours de l’or noir qui atteint désormais près de 17 % depuis le début d’année pourrait, à terme, être un facteur d’accélération de l’inflation. En la matière, les statistiques publiées cette semaine aux États-Unis étaient plutôt rassurantes mais n’ont pas modifié la perception des investisseurs d’un lent mais régulier raffermissement des prix.

L’indice des prix à la production américain a augmenté de 0,1 % le mois dernier après une hausse de 0,3 % en mars, portant la croissance de cet indice sur un an à 2,6 % contre 3,0 % en mars. Cet indicateur, qui exclut les éléments les plus volatils, n’a aussi enregistré qu’une progression marginale de 0,1 % le mois dernier après une hausse de 0,4 % sur chacun des trois mois précédents. La hausse du coût des matières premières pourrait toutefois rendre ce ralentissement temporaire.

Autre statistique, les prix à la consommation ont modestement rebondi de 0,2 % en avril (contre + 0,3 % attendu) après avoir reculé de 0,1 % en mars. Le CPI dit « de base » a augmenté pour sa part de 0,1 % le mois dernier, après deux mois consécutif de hausse à un rythme de 0,2 %. Sur un an, la hausse a été de 2,1 % en avril, comme en mars.

Les marchés de taux n’ont pas réagi à ses statistiques et sont restés stable sur la semaine. A une seule exception près : la dette italienne, qui est restée sous pression en lien avec l’accord de gouvernement conclu entre les deux partis « antisystème » italiens, le Mouvement 5 Etoiles (M5S) et la Ligue.

Pour autant, le thème de la divergence monétaire, à l’origine de l’appréciation du dollar ces dernières semaines, a encore de beaux jours devant lui à en juger par le contraste entre les statistiques d’activité de part et d’autre de l’Atlantique.

Yannick Jamot , 22 mai

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