Où les investisseurs activistes dénichent-ils de la valeur malgré les turbulences du marché ?

Cette semaine, les fonds axés sur les marchés émergents et les titres distressed ont été les plus affectés. Par contraste, les gérants CTA ont bénéficié de leur exposition longue aux obligations européennes et les fonds Event Driven sont restés éloignés de l’épicentre de la problématique commerciale.

Les menaces commerciales échangées entre Washington et Pékin et l’application imminente de nouveaux droits de douane ont amené les investisseurs à revaloriser le risque d’escalade. Les actifs situés en Chine et en Asie, les secteurs de l’industrie et des ressources, ainsi que les actions orientées sur les exportations ont tous sous-performé. La prime liée au risque commercial reste malgré tout modérée, les investisseurs ne semblant pas croire à un scénario de guerre commerciale de grande ampleur.

Les hedge funds ont fait preuve d’une résistance remarquable. Grâce à leurs expositions nettes limitées aux actifs évoqués ci-dessus et à leurs positions sur des valeurs défensives, ils sont devenus l’une des meilleures protections contre les risques commerciaux.

Cette semaine, les fonds axés sur les marchés émergents et les titres distressed ont été les plus affectés. Par contraste, les gérants CTA ont bénéficié de leur exposition longue aux obligations européennes et les fonds Event Driven sont restés éloignés de l’épicentre de la problématique commerciale.

Nous avons mis l’accent cette semaine sur les fonds Special Situations, qui se sont avérés étonnamment actifs sur le plan de la génération d’idées. Depuis février, c’est-à-dire lorsque les marchés sont entrés dans une phase de turbulences jalonnée de nombreuses incertitudes, les fonds Special Situations ont débuté plus de 30 nouvelles campagnes aux États-Unis (ils ont également été actifs au Japon, avec une quinzaine de nouvelles positions, mais peu de nouvelles positions en Europe).

Deux tiers de ces positions sont des petites ou moyennes capitalisations, et la moitié environ sont des sociétés des secteurs de la consommation discrétionnaire et technologique.

Le point commun de ces sociétés : elles sont actives dans des segments connaissant des changements structurels. Une majorité d’entre elles ont besoin soit de faire croître leur chiffre d’affaires, soit de réduire les coûts. Dans un contexte favorable aux opérations des entreprises aux États-Unis, ces sociétés sont des candidates probables pour des cessions d’actifs et/ou des acquisitions. Cela étant, ces catalyseurs ne semblent pas avoir été pleinement intégrés, comme le suggèrent leurs valorisations qui se négocient encore à des niveaux inférieurs à ceux des principaux petits et grands indices.

Les principaux risques qui les menacent ne sont pas directement liés au commerce mondial ou à l’Italie : ces sociétés sont plus sensibles à la liquidité.

Selon nos estimations, en moyenne pour ces sociétés, il faut compter plus de 40 jours ouvrables pour sortir d’une participation de 5% sans perturber les écarts acheteur/vendeur et les volumes de négociation. Si ces positions plus agressives ne sont pas dénuées de risque, alors qu’aucune récession n’est en vue pour le moment, nous restons convaincus que l’accent mis par les fonds Special Situations sur les valeurs offrant des catalyseurs solides est attrayant.

Lyxor Research , 26 juin

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