Les « marchés frontières » : des opportunités d’investissement et de diversification sur le long-terme

A l’instar des marchés émergents pendant les années 80 et 90, les marchés dits « frontières », par nature inefficients, offrent de nombreuses opportunités de générer de l’alpha...

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Ces marchés, aussi appelés « pré-émergents », présentent une faible corrélation aux autres marchés, un fort potentiel de croissance, et des valorisations faibles et attractives par rapport aux marchés émergents.

L’analyse de Russell Investments

Avec l’augmentation de la corrélation entre les marchés émergents et les marchés des pays développés, l’intérêt pour les marchés frontières s’est fortement accru. Plus petits, plus hétérogènes, plus nombreux et à la croissance rapide, les marchés frontières étaient jusque récemment caractérisés par une accessibilité limitée, des entreprises de petites tailles et une faible liquidité. Mais si ces caractéristiques existent encore dans une certaine mesure, les conditions d’investissement se sont nettement améliorées, avec un accroissement de la liquidité et une ouverture aux investissements étrangers, faisant de ces marchés une source d’opportunités encore peu exploitée.

Des opportunités créées par une situation démographique particulière et une combinaison de ressources

Avec l’accroissement de la population, l’amélioration des conditions de vie et un meilleur accès à l’éducation et à l’information, ces marchés frontières entrent dans le cercle vertueux d’une augmentation de la demande et de la consommation, générant des emplois et finalement, une croissance économique accrue. Par ailleurs, ces pays bénéficient également d’une stabilité politique et économique grandissante et de ressources naturelles diverses et conséquentes.

Enfin, de par leurs spécificités démographiques, géographiques et économiques, les marchés actions des Marchés frontières ont tendance à ne pas évoluer comme les marchés des pays développés ou ceux des marchés émergents. Ils ont même tendance à ne pas se comporter de façon identique les uns des autres : les marchés frontières de l’Europe de l’Est et ceux d’Afrique ou d’Asie n’auront ainsi pas le même comportement.

Les marchés frontières comme source de diversification

- Les marchés frontières présentent une faible corrélation avec les marchés développés.
- Les marchés frontières sont une source de fort alpha : les gérants d’actifs, ayant les ressources dédiées à une recherche fondamentale, bénéficient d’un avantage significatif en termes d’informations, particulièrement ceux qui ont une longue expérience des marchés émergents, et peuvent générer ainsi des performances.
- Des opportunités d’investissement élargies en termes de pays : l’investissement dans les marchés frontières offre un accès à des pays qui en sont aux premiers stades de développement et permet d’accroître la couverture mondiale particulièrement à l’Afrique, aux Caraïbes ou aux pays d’Asie du Sud-est.
- Des opportunités d’investissement élargies en termes de taille de capitalisation : les entreprises des marchés frontières ont tendance à être plus petites que celles des marchés émergents.
- Les marchés frontières présentent de nouvelles opportunités : avec des marchés plus profonds et plus liquides, les marchés frontières offrent aux investisseurs un nouvel univers d’investissement possibles pour une sélection active de valeurs.

Croissance attractive et caractéristiques des valorisations

Comparés aux marchés émergents et aux marchés développés, les marchés frontières ont un potentiel de croissance du PIB plus élevé et historiquement un P/E (ratio Price-to-Earnings) plus faible.

Les avantages que présentent les marchés frontières sont cependant transitoires. Les valorisations de ces marchés sont toujours très attractives par rapport aux marchés développés et émergents.

Cependant, l’intérêt porté à ces marchés croit rapidement, réduisant petit à petit les inefficiences, sources d’alpha. Les opportunités d’investissements vont inévitablement diminuer avec le temps au fur et à mesure que les marchés vont se développer et la participation des investisseurs va augmenter. Mais il est encore temps de bénéficier de la prime au premier entrant.

Les risques d’investissement sur les marchés frontières

L’investissement dans les marchés frontières est perçu comme un investissement à haut risque en comparaison avec l’investissement dans les marchés développés et émergents. Certains facteurs structurels rendent les marchés frontières plus vulnérables aux risques souverain, géopolitique, structurel et au risque d’inflation.
- Risques souverains et géopolitiques : les systèmes politiques ne sont pas toujours stables ou entièrement démocratiques. Il y des risques potentiels d’une montée de protectionnisme et du contrôle des capitaux.
- Risques structurels : la performance peut être plus volatile et les mouvements des prix plus extrêmes que dans les autres marchés. Les marchés peuvent avoir différents niveaux d’accessibilité ; les coûts d’investissement sont élevés et la transparence peut être faible. Les indices sur les marchés frontières offrant déjà les valeurs les plus liquides, cela peut aboutir pour les investisseurs à une concentration des positions sur certains secteurs on dans certains pays.
- Risque d’inflation

Next Finance , Décembre 2010

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