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Les acteurs cachés de la digitalisation

En cette période de publications trimestrielles perturbées et de volatilité élevée, le manque de visibilité à court terme nous rappelle l’importance de l’investissement à horizon moyen terme. Dans cette conjoncture, la tendance structurelle de la digitalisation de l’économie se trouve plus que jamais renforcée et ses acteurs plutôt résilients en bourse.

En cette période de publications trimestrielles perturbées et de volatilité élevée, le manque de visibilité à court terme nous rappelle l’importance de l’investissement à horizon moyen terme. Dans cette conjoncture, la tendance structurelle de la digitalisation de l’économie se trouve plus que jamais renforcée et ses acteurs plutôt résilients en bourse. A l’image des 5 premières capitalisations du S&P500, Microsoft, Apple, Amazon, Alphabet (Google), et Facebook qui représentent désormais plus de 20% de cet indice, une concentration qui n’a plus été observée depuis les années 70.

Pour un investisseur souhaitant s’exposer à cette thématique, tout en diversifiant son portefeuille, les PME et ETI cotées offrent alors une alternative. Au sein de cet univers mondial de plusieurs milliers de sociétés, de très nombreux exemples permettent ainsi d’investir sur des acteurs innovants qui digitalisent différents métiers.

Dans le service aux entreprises, Tinexta démocratise la signature électronique, Esker dématérialise les échanges clients-fournisseurs, Fortnox automatise les processus comptables et financiers, tandis que Atoss Software fluidifie la gestion des ressources humaines. Autant d’entreprises souvent méconnues mais dont l’intérêt des produits en sort conforté. Cette digitalisation sera également essentielle dans les services publics afin de limiter les dépenses, améliorer l’efficacité et compenser la forte hausse des dépenses des gouvernements. C’est sur ce marché que se positionne cBrain, une microcap danoise déjà présente dans 15 des 19 ministères du pays, reconnu comme leader européen pour l’efficacité de son administration.

Le télétravail illustre également l’accélération et l’intérêt du phénomène. Même s’il n’est pas nouveau, sa généralisation récente va sans doute permettre de le faire décoller durablement et ainsi profiter à des acteurs déjà bien positionnés. C’est le cas d’Audiocodes, spécialiste de la numérisation de la voix, qui collabore notamment avec Microsoft pour sa plateforme Teams et qui vient de nouer un autre partenariat avec Google. MNF Group, pionnier australien des communications digitales, ou encore Kape Technologies avec son offre de ‘VPN’, une technologie encore peu connue du grand public il y a quelques semaines, désormais omniprésente pour de nombreux « télétravailleurs ».

Afin de poursuivre son développement, cette thématique doit également pouvoir s’appuyer sur des infrastructures de réseau fiables. Silicom et Ekinops, conçoivent pour cela des équipements qui permettent aux opérateurs de développer et d’améliorer leurs réseaux, ou encore Ateme, dont la technologie de compression vidéo permet de limiter la saturation de ces derniers, tout en conservant la qualité souhaitée. En parallèle, Wiit, un acteur italien, s’est imposé comme l’un des leaders des infrastructures de cloud privé en Europe.

Enfin, pour pérenniser cet écosystème, la cybersécurité sera également un secteur clé. Le COVID-19 ne devant pas nous faire oublier le risque d’un virus informatique. Dans ce vaste marché, une PME finlandaise, F-Secure, cherche ainsi à tirer son épingle du jeu.

Ces différents exemples présents dans les fonds Mandarine Europe Microcap et Mandarine Global Microcap illustrent l’innovation de ces sociétés et permettent ainsi d’investir de manière diversifiée dans cette thématique via différents secteurs.

L’équipe Actions Microcaps de Mandarine Gestion , 18 mai

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