Un univers d’investissement élargi est une nécessité pour la quête de revenus

Au sein des dettes financières subordonnées, les experts d’Invesco se concentrent sur les obligations bancaires de catégorie 1 (Tier 1) - qui ont été émises avant l’accord de Bâle III et qui ne sont donc plus émises aujourd’hui - de même que les titres qui les remplacent aujourd’hui dans la structure du capital, comme des obligations contingentes (CoCos). Selon Lewis Aubrey-Johnson, ces obligations représentent une source de revenu potentiellement intéressante...

Il a été difficile pour les investisseurs à la recherche de revenus de trouver de bons investissements depuis plusieurs années. Malgré les hausses récentes, le niveau global des rendements disponibles reste faible en termes absolus. Ainsi, la volatilité sur le marché obligataire peut rapidement éroder le capital comme nous avons pu le voir en février lorsque les marchés étaient instables et fortement volatils. Pour les spécialistes d’Invesco, il existe un moyen pour les investisseurs à la recherche de revenus de relever le défi de la hausse des taux obligataires dans ce contexte général de faibles rendements : élargir leur univers d’investissement aux obligations et aux actions grâce à une stratégie diversifiée.

Alors que certains segments du marché semblent vulnérables à une hausse des rendements des obligations d’État - à savoir les obligations à duration longue et à faible rendement - il existe encore quelques secteurs qui, à leur avis, offrent une valeur relative.

« La clé, comme toujours, est de s’assurer que le risque supplémentaire qu’un investisseur est prêt à prendre est compensé de manière appropriée par une augmentation du rendement », déclare Lewis Aubrey-Johnson – Directeur Produits Fixed Income d’Invesco. « Sur les marchés des taux, cela concerne certains titres subordonnés émis par des institutions financières, les obligations à haut rendement et des marchés émergents. Nous pensons également que certains segments du marché mondial actions continuent d’offrir de la valeur ».

Au sein des dettes financières subordonnées, les experts d’Invesco se concentrent sur les obligations bancaires de catégorie 1 (Tier 1) - qui ont été émises avant l’accord de Bâle III et qui ne sont donc plus émises aujourd’hui - de même que les titres qui les remplacent aujourd’hui dans la structure du capital, comme des obligations contingentes (CoCos), connues sous le nom de titres bancaires « Additional Tier 1 ». Selon Lewis Aubrey-Johnson, ces obligations représentent une source de revenu potentiellement intéressante, bien qu’il souligne l’importance de la qualité fondamentale de la banque pour ce type d’obligations. « Nous privilégions les grands émetteurs d’importance systémique et nous préférons les banques avec des activités importantes dans la banque de détail ou la gestion de patrimoine, ce qui leur permet d’afficher des profils de bénéfices plus réguliers », ajoute-t-il tout en mentionnant que la duration relativement faible de ces obligations aide à atténuer l’impact de la hausse des rendements des obligations d’État.

Les experts d’Invesco trouvent encore des possibles opportunités dans certains segments du marché européen des obligations à haut rendement, même si le niveau général des rendements et spreads de taux reste très faible.

Ils sont à l’affût de nouvelles émissions obligataires offrant une prime ou à des sociétés appartenant à la catégorie Investment Grade qui sont rétrogradées dans la catégorie haut rendement (ce qu’on appelle les « Fallen Angels ») mais qui, selon Invesco, mettent en place les bonnes stratégies pour redresser leur activité. Parmi les autres opportunités, citons des entreprises solides dans des secteurs actuellement sous pression comme le secteur de la distribution au Royaume-Uni.

Bien que la hausse des taux d’intérêt aux États-Unis et un dollar plus fort puissent être un obstacle à la performance des obligations des marchés émergents, les experts d’Invesco estiment que le surcroît de rendement et les fondamentaux solides offerts par ces marchés peuvent délivrer un coussin raisonnable en termes de rendement global. De plus, les facteurs spécifiques aux pays et sociétés peuvent présenter des opportunités sur les marchés obligataires émergents. Par exemple, d’après Lewis Aubrey-Johnson, les obligations d’État et le rand ont fortement rebondi suite à la récente élection d’un nouveau président de l’African National Congress et du Président de l’Afrique du Sud.

Selon le spécialiste d’Invesco, les actions peuvent offrir un complément intéressant aux obligations car, dans de nombreux cas, le rendement des actions s’avère plus élevé que celui des obligations émises par une même entreprise.

« Notre stratégie consiste à rechercher des sociétés dont les valorisations sont attrayantes et qui, selon nous, peuvent offrir et soutenir des marges bénéficiaires et générer des rendements tout au long du cycle économique, tout en offrant des dividendes croissants et durables », explique Lewis Aubrey-Johnson. « Nous recherchons des sociétés que nous considérons comme de grande qualité qui disposent de franchises attractives ainsi que d’un niveau de dette raisonnable inscrit à leur bilan ». Au niveau régional, cela conduit les experts d’Invesco à privilégier l’Europe par rapport aux États-Unis. En termes de secteurs, ils voient une valeur limitée dans les secteurs dits défensifs comme les biens de consommation de base et les services publics et préfèrent actuellement des secteurs plus cycliques tels que l’énergie, ou les valeurs industrielles et financières, où ils estiment que les valorisations sont plus intéressantes.

Lewis Aubrey-Johnson , 21 juin

Partager
Envoyer par courriel Email
Viadeo Viadeo

Focus

Stratégie Investir sur un indice ESG, un choix payant ? Zoom sur le MSCI KLD 400 Social, le plus ancien des indices ESG sur les actions américaines

Alors que les investisseurs cherchent dorénavant à intégrer les critères ESG comme partie intégrante de leur processus d’investissement, MSCI avait lancé dès Mai 1990 l’indice MSCI KLD 400 Social, le plus ancien des indices (...)

© Next Finance 2006 - 2018 - Tous droits réservés