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La hausse des taux, c’est l’ennui

Des taux plus hauts renchérissent le coût du crédit et ralentissent la croissance. Ils font pression sur les multiples de valorisation. Enfin, la baisse des liquidités accordées aux banques, qui accompagne souvent les hausses de taux, réduit les capacités des investisseurs à acheter sur le marché, ce qui induit un stress et augmente en conséquence la volatilité.

Le marché actions est-il plus volatil en période de hausse de taux ? Beaucoup répondront par l’affirmative.
Quels sont leurs arguments ?

Des taux plus hauts renchérissent le coût du crédit et ralentissent la croissance. Ils font pression sur les multiples de valorisation. Enfin, la baisse des liquidités accordées aux banques, qui accompagne souvent les hausses de taux, réduit les capacités des investisseurs à acheter sur le marché, ce qui induit un stress et augmente en conséquence la volatilité.

Pour les marchés, il semble que la hausse des taux soit un ennui.

Mais parfois, l’intuition est trompeuse.

Évolution du taux du bon du trésor américain à échéance 1 mois

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Source : Pictet AM, Kenneth French Data Library, juin 1926 à février 2018

Volatilité moyenne des actions américaines selon l’évolution des taux américains

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Source : Pictet AM, Kenneth French Data Library, juin 1926 à février 2018, volatilités annualisées, CRSP, NYSE, AMEX, NASDAQ Value-Weighted Market Index

Nos analystes quantitatifs ont étudié le sujet en détail. Ils ont tout d’abord divisé l’historique des taux américains en phase de hausse, de baisse et de stabilité. Cette analyse, accomplie sur presque 100 ans, est représentée dans le premier graphique. Ils ont ensuite calculé la volatilité des actions américaines sur ces périodes (deuxième graphique).

Et le résultat est très clair. La hausse des taux, c’est l’ennui ! La volatilité des marchés actions y est très faible, de plus de 5 points inférieure.

Pourquoi ? Risquons une interprétation. Bien souvent, si les taux montent, c’est que l’économie se porte bien. Et une économie solide rassure les investisseurs.

Bien sûr, si une banque centrale se trompe en relevant trop ses taux, alors la volatilité peut augmenter considérablement, souvenons-nous de 1994. Mais ce n’est pas le cas général.

Frédéric Rollin , 12 novembre

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