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La gestion d’actifs britannique flambe

2009, année prolifique pour les fonds d’investissement, qui ont établi des performances record, 45% supérieures par exemple à celle de 2000. Et six fois plus importantes que la catastrophique année 2008...

2009, année prolifique pour les fonds d’investissement, qui ont établi des performances record, 45% supérieures par exemple à celle de 2000. Et six fois plus importantes que la catastrophique année 2008.

Le total des ventes a atteint 25,8 milliards de livres en 2008, contre 3,5 milliards l’année précédente. A la fin du mois de décembre, la totalité des fonds sous gestion au Royaume-Uni atteignait 480,8 milliards de livres, contre 361,7 milliards un an plus tôt.

Le patron de l’Investment Management Association, Richard Saunders, confirme que "l’année a été bonne pour l’industrie. Les investisseurs avaient pris leurs distances avec le marché depuis l’éclatement de la bulle technologique, mais en 2009, ils semblent avoir repris leurs anciennes habitudes, avec des taux d’épargne à des niveaux record. Le retour de cette tendance remonte à l’automne 2008, peu après l’effondrement de Lehman Brothers et la chute des marchés. Les investisseurs ont prudemment choisi une large diversification, à la fois à travers les classes d’actifs et l’emplacement géographique - un contraste marqué avec le précédent record de l’an 2000."

Les obligations d’entreprise sont arrivées en première position des classes d’actifs, devant les fonds d’absolute return, qui ont même été choisis en priorité au mois de décembre, en raison des garanties qu’ils offrent en bonnes ou en mauvaises conditions de marché.
Après s’être asséchées en 2008, les classes d’actifs liées à l’immobilier se sont redressées au fil de l’année, pour occuper la quatrième position en 2009.
Les ISA (individual savings account, produit spécifique au Royaume-Uni avec une imposition favorable) ont retrouvé au mois de décembre des niveaux inédits depuis 2001.

Patrick Connolly, conseiller chez AWD Chase de Vere, tempère l’euphorie du secteur, en expliquant que "les hauts niveaux de ventes atteints dans le passé signifiaient souvent que trop de gens avaient investi trop d’argent dans les mauvais produits. L’exemple le plus évident est celui du boom technologique au début des années 2000. Cela s’est répété avec d’autres classes d’actifs comme l’immobilier et le fixed income. Nous ne sommes donc pas assez naïfs pour croire que les investisseurs vont cesser d’être influencés par les performances à court terme. Cela dit, ces données sont un signe positif, qui suggère qu’un plus grand nombre d’investisseurs s’informent davantage ou se focalisent sur une stratégie d’allocation d’actifs plus fine."

Les bonnes performances des fonds d’investissement s’expliquent par les taux d’intérêt historiquement bas des banques, et qui vont d’ailleurs le demeurer jusqu’en 2011 comme l’a expliqué cette semaine Mervyn King, le gouverneur de la banque d’Angleterre. Les fonds d’investissement ont aussi bénéficié du fait que les autres produits d’épargne ont été moins attractifs.

La tendance générale confirme que les investisseurs cherchent à diversifier leurs classes d’actifs. Les actions ont représenté en 2009 61% de leurs investissements, contre 83% il y a dix ans.

La publication de ces résultats intervient au moment où la campagne britannique de lobbying contre le projet de directive européenne sur les hedge funds bat son plein.

Les gouvernants - au premier rang desquels le ministre de la City Paul Myners - répètent à l’envi que cette directive constituera un frein considérable pour l’industrie, tant au Royaume-Uni que dans l’ensemble de l’Union européenne.

La directive européenne sur les hedge funds et le private equity prévoit une limitation du niveau des emprunts ainsi que de nouvelles exigences en matière de transparence et de reporting.

Johann Harscoët , Février 2010

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