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La France au 25e rang du classement de l’Indice Mondial des Retraites 2020 de Natixis Investment Managers

La France perd trois places et se retrouve au 25e rang de l’Indice Mondial des Retraites 2020 (Global Retirement Index), publié aujourd’hui par Natixis Investment Managers. Cet indice, créé en 2013, attribue aux 44 pays étudiés une note globale en matière de pérennité des systèmes de retraites, sur la base de 19 facteurs* ayant un impact sur la vie des retraités.

La France perd trois places et se retrouve au 25e rang de l’Indice Mondial des Retraites 2020 (Global Retirement Index), publié aujourd’hui par Natixis Investment Managers. Cet indice, créé en 2013, attribue aux 44 pays étudiés une note globale en matière de pérennité des systèmes de retraites, sur la base de 19 facteurs [1] ayant un impact sur la vie des retraités. L’indice prend en compte de nombreux critères, tels que la santé, le financement des retraites, la qualité de vie des retraités et le bien-être matériel.

La France se classe 5ème dans la sous-catégorie santé mais n’est que 25ème globalement (en baisse de trois places par rapport à 2019). Ce classement s’explique en grande partie par sa 42e place dans la sous-catégorie du financement des retraites, où elle connaît sa plus forte baisse en raison de mauvais résultats sur les indicateurs de la dépendance des personnes âgées, de la pression fiscale et de la dette publique. Le critère de la qualité de vie s’est néanmoins amélioré par rapport à l’année dernière.

Le financement des retraites en question en France

La contre-performance de la France dans le domaine du financement de la retraite est principalement due à une baisse significative de son score pour l’indicateur des taux d’intérêt réels. Neuf pays, dont la France et le Japon – ainsi que les pays nordiques (Danemark, Finlande et Suède), ont effet vu leur moyenne des taux d’intérêt réels sur cinq ans passer en territoire négatif après avoir été positive en 2019. En tout, 16 pays obtiennent un score de 1 % dans l’indicateur des taux d’intérêt car ceux-ci sont inférieurs à zéro. Il est d’ailleurs intéressant de noter que la question du financement est au cœur du débat public concernant la réforme des retraites en France.

La France obtient également des scores plus faibles sur les indicateurs de la dépendance des personnes âgées, de la dette publique, des prêts bancaires non performants et de la pression fiscale. Les indicateurs de la pression fiscale (la plus faible), de la dépendance des personnes âgées (septième plus faible) et de la dette publique (neuvième plus faible) se situent tous dans les dix derniers rangs. L’indicateur de gouvernance, en revanche, montre une amélioration par rapport à l’année dernière.

Le score de la France est également plus faible dans la sous-catégorie du bien-être matériel (29e), ainsi que pour les indicateurs de l’emploi et de l’égalité des revenus – des sujets endémiques dans le pays, qui pourraient être amplifiés par la détérioration économique résultant de la crise liée au Covid.

Amélioration de la qualité de vie, la France reste une référence en matière de santé

La sous-catégorie de la qualité de vie (14e) est celle qui a le plus progressé en France, un score qui s’explique par de meilleurs scores dans les indicateurs de bonheur, de qualité de l’air et d’eau et d’assainissement. La France se classe également dans le top 10 pour l’indicateur de biodiversité (5e), un critère à prendre en compte dans les années à venir.

La France s’améliore également dans la sous-catégorie santé (5e), grâce à un meilleur score dans l’indicateur des dépenses de santé par habitant. Il convient de noter que la France obtient le meilleur score pour l’indicateur des dépenses de santé des assurés parmi tous les pays de l’indice, tout en se classant 12e pour les dépenses de santé par habitant.

« L’équilibre entre les besoins des retraités actuels et futurs et les autres exigences des politiques publiques est depuis longtemps une des questions les plus épineuses pour les nations du monde entier, et la pandémie mondiale et ses conséquences économiques n’ont fait qu’aggraver le problème », a déclaré Estelle Castres, co-directeur de la distribution, France, Belux, Genève, Monaco et Israël, Natixis Investment Managers. « Les particuliers, les employeurs, les institutions, les décideurs politiques et les gestionnaires d’actifs ont tous un rôle important à jouer pour résoudre ces problèmes, et nous pensons que l’indice mondial des retraites 2020 peut contribuer à faire avancer le dialogue en fournissant une image claire et cohérente de la situation de chaque économie sur une série d’indicateurs clés. »

L’Europe de l’Ouest continue de dominer l’indice

Les pays d’Europe de l’Ouest continuent de dominer le top 10 de l’indice cette année (7 pays sur 10), toujours grâce à de très bons résultats en matière de qualité de vie. Le trio de tête reste le même que l’année dernière, avec l’Islande en première place, suivie par la Suisse (2e) et la Norvège (3e). Les quatre autres pays européens sont l’Irlande (4e), les Pays-Bas (5e), le Danemark (9e) et l’Allemagne (10e), accompagnés de la Nouvelle-Zélande (6e), de l’Australie (7e) et du Canada (8e). La Suède a perdu sept places pour se retrouver à la 11e place au classement général cette année, passant de la 7e à la 15e place en matière de bien-être matériel et de la 22e à la 30e place en matière de finances.

La retraite en question dans le monde

La question du financement de la retraite est plus importante que jamais en 2020 : douze années de taux d’intérêt bas limitent les options de revenus des retraités et augmentent les responsabilités des gestionnaires. Les niveaux records de dette publique obligent les décideurs politiques à prendre des décisions difficiles concernant le financement, alors que le vieillissement de la population remet en question les calculs des systèmes de retraite par répartition. Tout cela à un moment où les catastrophes liées au climat et la baisse de la qualité de l’environnement posent des risques pour la santé, la sécurité et les finances des retraités.

Estelle Castres ajoute : « L’indice mondial des retraites de cette année met en lumière les sujets que la France doit régler pour se positionner de manière globalement positive sur la thématique de la retraite. Les critères de santé, bien que toujours constants au fil du temps, ne peuvent pas occulter la nécessité d’améliorer les critères fondamentaux du financement des retraites. En tant que gestionnaires d’actifs, notre rôle est de proposer les meilleures solutions à nos clients pour planifier leur retraite, alors que le débat sur le système de retraite est aujourd’hui plus vif que jamais. »

P.-S.

Méthodologie

L’indice Mondial des Retraites de Natixis Investment Managers comprend 19 indicateurs de performance, regroupés en quatre sous-indices thématiques, qui ont été calculés sur la base de données provenant de diverses organisations internationales et sources universitaires. Il tient compte des caractéristiques particulières des groupes de retraités afin d’évaluer et de comparer le niveau de sécurité de la retraite dans différents pays du monde.

Les quatre indices thématiques couvrent des aspects clés du bien-être à la retraite : les moyens matériels pour vivre confortablement ; l’accès à des services financiers de qualité pour contribuer à préserver la valeur de l’épargne et maximiser les revenus ; l’accès à des services de santé de qualité ; et un environnement propre et sûr.

Notes

[1] La liste complète des 18 facteurs pris en compte est disponible dans le livre blanc de l’indice des retraites, section méthodologie

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