›  News 

John Meriwether, ancien fondateur de LCTM de nouveau proche de la faillite

John Meriwether l’ex homme fort de LCTM qui s’était relancé en créant JWM Partners est de nouveau en difficulté. Un des fonds obligataiares de JWM Partners a chuté de plus de 28% depuis le début de l’anné. John Meriwether essaie actuellement de retenir les investisseurs...

John Meriwether, l’homme à l’origine de l’une des plus célèbre débâcle financière se bat pour retenir les investisseurs et prolonger ce qui apparaît aujourd’hui comme sa dernière aventure financière.

Relative Value Opportunity Fund un des fonds de JWM Partners LLC, société d’investissement qu’il dirige, est en grande difficulté. A l’instar de Carlyle Capital Corp (CCC), le fonds de 21 milliards de dollars géré et co-détenue par le géant américain de private equity Carlyle, Relative Value Opportunity Fund a été investi dans des titres hypothécaires émis par Fannie Mae et Freddie Mac, les deux plus grandes agences hypothécaires américaines.

Bien que les obligations émises par ces 2 entités soient considérées comme parmi les actifs les plus sûrs du monde, la valorisation en marked to market des fonds de mortgage-backed securities qui y sont liés a largement chuté. Le fonds de John Meriwether a ainsi perdu plus de 28% depuis le début de l’année.

Apeurés par la faillite de Carlyle Capital Corp et de Peloton Capital, également investis en mortgage-backed securities, plusieurs investisseurs souhaitent quitter le navire et emporter avec eux une bonne part des actifs.

Pour l’heure John Meriwether apparait en sursis, son fonds parvient encore à répondre aux appels de marge. Il a tenté de rassurer les investisseurs en leur signalant que le fonds avait réduit drastiquement son exposition au risque et a préservé environ 1,4 milliard de dollars d’actifs.
« Nous avons fortement réduit le risque et le bilan du portefeuille », a dit John Meriwether aux clients du fonds obligataire Relative Value Opportunity Fund, dans une lettre datée du 18 mars.

Il a également rappelé que ses partenaires et lui continuent d’assurer un équilibre entre un contrôle des risques optimal et une saisie des opportunités qui se présentent actuellement sur les marchés.

John Meriwether avait lancé en 1999, un an seulement après la faillite de LTCM, cette société de gestion. Les encours de la structure atteignent aujourd’hui près de 2 milliards de dollars. A 60 ans, John Meriwether reste l’un des patrons de fonds les mieux payés de Wall Street, avec plus de 45 millions de dollars de revenus annuels.

Paul Monthe , Mars 2008

Partager
Envoyer par courriel Email
Viadeo Viadeo

  • John Meriwether, ancien fondateur de LCTM de nouveau proche de la faillite 31 mars 2008  10:33, par selim [Analyste quantitatif]
    <p>Je crois que cette fois c’est vraiment la fin pour Meriwether. Le marché est toujours plus fort&nbsp;! M^me si, ce n’est pas entièrement de sa faute cette fois, et le contexte est à prendre en compte</p>

    Répondre à ce message

  • <p>Je crois que nous pouvons parler de "l’effet domino", mais il ne faut pas oublier que malgré la crise, beaucoup de banques affichent des résultats positifs, les banques centrales aussi essaye de redresser le marché avec des injections de sommes massives de liquidités.</p>

    Répondre à ce message

  • John Meriwether, ancien fondateur de LCTM de nouveau proche de la faillite 1er avril 2008  17:44, par pierre [Middle-Office]
    <p>C’est incroyable qu’il puisse continuer à exercer, après avoir failli mettre le système financier en faillite, on lui donne la possibilité de recommencer juste qqs mois un après. Faut pas s’étonner de la faillite du système...</p>

    Répondre à ce message

  • John Meriwether, ancien fondateur de LCTM de nouveau proche de la faillite 11 avril 2008  17:13, par Zakarya EL AMRI [Analyste]
    <p>Eh oui la finance à l’envers, c pkoi il faut toujours rester modeste, on sait jamais rien, tt peut arriver, coment ces gérants ont pu oublier certains principes simples et fondamentaux qu’ils ont appris pendant leur études en plus de leurs propres expériences et des autres..., je crois qu’il revenir à certains principes simples, faut pas investir dans des actifs dont on arrive pas à apprécier leur riques au moins partiellement et dans le temps(type securitisation), comment ils ont pu investir dans des actifs aussi simples dans leur conecption mais dont ils ignoraient leur mécanisme..</p>

    Répondre à ce message

Focus

News CAMEO Energy et Eiffel Investment Group lancent un nouveau « White Bond »

CAMEO Energy lève 4,5M€ auprès d’Eiffel Investment Group, pour créer un « White Bond ». Par analogie aux Green Bonds dédiées au financement de la transition écologique, ce « White Bond » a pour objectif de répondre aux besoins spécifiques du financement des projets d’efficacité (...)

© Next Finance 2006 - 2019 - Tous droits réservés