H20 : les recommandations de Netinvestissement à ses clients

En ces temps ou internet et l’hyper-communication ont le pouvoir de porter préjudice à la réputation voire même de présenter un risque industriel pour une société qui en pâtit, nous avons souhaité, en tant qu’acteur majeur de la gestion de patrimoine en ligne, partager avec vous notre lecture des derniers événements qui ont mis en cause la société de gestion H2O Asset Management.

Quels sont les faits ? Un blog lié au Financial Times a mis en doute les choix de H2O Asset Management sur des positions prises sur des obligations dites « illiquides » et notamment sur des titres de créances liées à l’homme d’affaires Lars Windhorst ainsi que sur la présence de Bruno Crastes au conseil consultatif de sa société. L’article de ce blog s’est répandu comme une trainée de poudre inondant la sphère financière, allant même jusqu’à faire perdre en une journée 11% sur le titre de Natixis qui possède 50,01% de H2O Asset Management.

Tout d’abord, il nous semble fondamental de rappeler que les sociétés de gestion sont tenues de répondre à une réglementation stricte sous le contrôle de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et que nous nous étonnons que quelqu’un puisse se substituer à celle-ci en mettant en cause une stratégie de gestion répondant à un cadre strict et alors même que celle-ci est clairement définie dans le prospectus du fonds. A travers ces alertes ou ces communiqués, l’AMF reste notre premier référent et le seul juge en capacité de sanctionner et d’orienter notre positionnement.

En l’occurrence et prenant pour exemple le fonds H2O Multibonds, la limite fixée dans le mandat de Bruno Crastes dans sa stratégie de gestion est de 10% d’obligations dites « illiquides ». Or à aujourd’hui (28/06/2019), le fonds est investi à hauteur de 7,2% sur ces positions. Le constat est donc clair, le fonds répond parfaitement à sa stratégie et il est surprenant que cela puisse alerter aujourd’hui certains investisseurs suite à la publication d’un article sur un blog alors même que la plupart ont procédé au préalable à des « Due Diligences » (ensemble de vérifications qu’opère un investisseur afin de se faire une idée précise du risque encouru dans la stratégie de gestion) avant d’investir sur ce fonds.

Chez Netinvestissement, nous nous attachons à accompagner nos clients dans la meilleure compréhension de leurs investissements par le biais notamment des documents réglementaires obligatoires (Prospectus, DICI, Reporting). Cependant, nous sommes également conscients qu’il est difficile de maîtriser tous les aspects de certaines gestions dites « complexes » et notamment concernant un Hedge Funds comme H2O multibonds. Il convient alors de répondre à notre rôle de conseil en gestion de patrimoine en limitant la pondération des allocations d’actifs de nos clients sur ce type de support, en pratiquant la diversification et en respectant le profil de risque défini avec le client lors de la procédure réglementaire d’entrée en relation.

Enfin, nous estimons que le risque réel tient plus à une crise de panique infondée qui pourrait amener les détenteurs de parts à vendre en masse et à ce moment, de confronter le gestionnaire à un risque industriel en l’obligeant à céder l’ensemble de ces positions qui aurait pour conséquence de les liquider à pertes et donc potentiellement de faire perdre de l’argent aux investisseurs.

Nous nous refusons donc chez Netinvestissement d’alimenter une polémique qui ne repose pas, à notre sens, sur des éléments avérés et prônons la tempérance afin de permettre à chacun de se faire un avis rationnel et dénué de toute sensibilité médiatique.

Nous gardons donc nos positions sur H2O multibonds dans nos allocations d’actifs dans l’intérêt de nos clients.

Franck Fargerelle , 2 juillet

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