Livret A, toujours au top

Le Livret A reste le point d’ancrage de l’épargne des ménages en période covid. En juillet, en début de saison estivale, la collecte a été positive de 1,15 milliard d’euros. Avec le Livret de Développement Durable, la collecte atteint 1,39 milliard d’euros. Lors de ces dix dernières années, la collecte du Livret A a toujours été positive sauf en 2014 et 2015.

L’année dernière, après le premier confinement, la collecte avait été supérieure en s’élevant à 1,85 milliard d’euros. En 2019, elle avait été de 1,44 milliard d’euros. Depuis le début de la crise sanitaire (mars 2020), la collecte du Livret A a atteint 39 milliards d’euros faisant de ce produit le principal réceptacle de l’épargne Covid juste derrière les dépôts à vue (50 milliards d’euros). L’encours du Livret A reste toujours à un niveau historique de 344,4 milliards d’euros quand celui du LDDS s’élève désormais à 126 milliards d’euros.

Effet impôt, effet covid

De multiples facteurs ont contribué à favoriser la collecte positive du mois de juillet du Livret A. 12,7 millions de Français ont, en effet, reçu, à partir du 20 juillet, de la part de l’administration fiscale, un remboursent d’impôt pour un montant de plus de 10 milliards d’euros. Cet argent est, en partie, mis de côté en vue de la rentrée. Par ailleurs, fin juin, certaines entreprises versent des chèques vacances ou des primes qui sont du moins partiellement épargnés. La persistance de la crise sanitaire est évidemment l’autre explication du résultat positif de la collecte. L’annonce de l’instauration, le 12 août, par le Président de la République, du « pass sanitaire » sur fond de quatrième vague a certainement incité des ménages à maintenir leur effort d’épargne à un niveau assez élevé.

Contrairement à de nombreuses prévisions, les Français ne puisent pas dans leur cassette « covid ». Ils conservent un stock d’épargne liquide sans précédent, 500 milliards d’euros en dépôts à vue et 200 milliards d’euros en livrets bancaires fiscalisés. Ils ont simplement arrêté les versements exceptionnels qui ont été constatés lors des confinements. Pour la fin de l’année, la prudence restera de mise dans un contexte économique et sanitaire encore incertain même si traditionnellement, le second semestre est moins favorable à l’épargne du fait des dépenses de rentrée scolaire et les fêtes de fin d’année. 2021.

Philippe Crevel , 23 août

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