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Une réunion de transition

La prochaine réunion de la BCE ne devrait pas révéler de surprises. L’Institution dirigée par Christine Lagarde jugera que les conditions financières restent favorables en dépit des tensions observées sur le marché obligataire. Elle confirmera que les prochains indicateurs d’activité publiés pâtiront des mesures de restrictions sanitaires adoptées depuis le début de l’année...

La prochaine réunion de la BCE ne devrait pas révéler de surprises. L’Institution dirigée par Christine Lagarde jugera que les conditions financières restent favorables en dépit des tensions observées sur le marché obligataire. Elle confirmera que les prochains indicateurs d’activité publiés pâtiront des mesures de restrictions sanitaires adoptées depuis le début de l’année, mais elle se montrera confiante dans la capacité de rebond de l’économie. Elle insistera sur le caractère transitoire de l’accélération des indices d’inflation en zone euro. Elle affichera sa détermination à contenir la hausse des taux d’intérêt dans des niveaux raisonnables. Dans un tel contexte, il y a donc fort à parier qu’elle ne modifiera pas sa politique monétaire et ne procédera à aucun réglage particulier des instruments dont elle dispose pour la mettre en œuvre.

Anticipera-t-elle sur la réunion de juin en indiquant aux marchés le sort qu’elle compte réserver au PEPP comme beaucoup d’opérateurs l’espèrent ? C’est assez peu probable. Elle pourrait cependant chercher à faire taire les rumeurs de dissensions qui séviraient au sein du Conseil des gouverneurs entre les partisans d’un allègement de ce programme d’achat de titres, voire de son arrêt au terme de l’échéance prévue, et ceux qui au contraire, militent pour son renforcement et sa prorogation. Tel est sans doute le seul intérêt que revêt cette réunion de transition.

Éric Bourguignon , 21 avril

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