Une fin d’année de bon augure

Le mois d’octobre aura été à l’image des mois précédents très actif grâce à des taux records. En moyenne, sur cette période, Cafpi a négocié pour sa clientèle des taux à 0,43% sur 10 ans, 0,62% sur 15 ans, 0,80% sur 20 ans et 0,96% sur 25 ans.

Le mois d’octobre aura été à l’image des mois précédents très actif grâce à des taux records. En moyenne, sur cette période, Cafpi a négocié pour sa clientèle des taux à 0,43% sur 10 ans, 0,62% sur 15 ans, 0,80% sur 20 ans et 0,96% sur 25 ans. « Pour le 2e mois consécutif, les taux moyens obtenus pour la clientèle Cafpi sont restés sous la barre des 1% pour toutes les durées. » indique Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de Cafpi. Pourtant si les taux sont extrêmement bas, ils ne compensent plus la hausse des prix « On observe même une baisse du pouvoir d’achat dans la plupart des grandes villes françaises. » ajoute Philippe Taboret. Entre octobre 2018 et octobre 2019, la surface achetable (pour un montant remboursé de 1000€/mois sur 20 ans) a diminué de 4,42 m² à Rennes ; 3,41 m² à Nantes ; 3,36 m² à Lyon et de 3,26 m² à Toulouse.

Un nouveau record sur 25 ans

En ce mois de novembre un nouveau record pour les barèmes des banques sur 25 ans, avec 0,71% annoncé. « On observe une volonté forte des banques d’afficher des taux toujours plus bas pour attirer les meilleurs clients, mais dans le même temps les taux moyens obtenus se stabilisent ou sont en légères hausses selon les durées d’emprunt, par rapport au mois précédent », analyse Philippe Taboret. Cette légère hausse des taux moyens correspond à une stratégie des banques de remonter leurs taux sur certains profils d’emprunteurs afin de retrouver un peu de marge sur les crédits immobilier. « Qu’il y ait une distinction des prix qui permette aux banques de ne pas prêter à perte est une démarche plutôt salutaire pour le marché. » précise-t-il.

A quoi peut-on s’attendre pour cette fin d’année ?

Comme le souligne Philippe Taboret, « on constate une sélection des dossiers traités en cette fin d’année ». La plupart des banques ont déjà rempli leurs objectifs pour 2019 et certains projets ne sont plus étudiés car leur échéance se situe avant le 31 décembre. Par exemple, le PTZ qui devrait être modifié en 2020 et les opérations d’investissement qui pourraient voir leur fiscalité évoluer.

L’immobilier : la valeur refuge des Français

L’attrait pour l’immobilier reste très fort. C’était déjà le cas pour la résidence principale, mais cela se vérifie aussi, en cette fin d’année, pour les investisseurs locatifs. Sur l’ensemble des dossiers traités en octobre par Cafpi, 15% étaient des financements de biens destinés à la location. Malgré la stigmatisation des propriétaires bailleurs et les taxes de plus en plus lourdes qui pèsent sur les investisseurs, leur intérêt pour la pierre reste intact. « Alors que le rendement des obligations est négatif et que celui des actions est risqué, l’immobilier est plus que jamais une valeur sûre. Les taux bas permettent aux investisseurs d’obtenir des rendements plus intéressants que de nombreux placements. », conclut Philippe Taboret.

Next Finance , 5 novembre

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