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Une année 2022 placée sous le signe de la normalisation

La reprise de l’économie mondiale se poursuit, malgré une résurgence de la pandémie et la menace de nouvelles souches du virus qui ont accru l’incertitude quant au temps nécessaire pour surmonter la pandémie. Pour Alain Guélennoc, Directeur Général de Federal Finance Gestion, l’année 2022 devrait être placée sous le signe de la normalisation...

  • Le variant Omicron pourrait freiner la reprise au 4ème trimestre 2021 et au 1er trimestre 2022, mais les gouvernements espèrent passer la vague sans confinement strict grâce aux nouvelles favorables quant au niveau de dangerosité du variant. L’économie mondiale devrait poursuivre sa reprise en 2022 soutenue par la consommation, qui pourrait bénéficier de l’épargne accumulée par les ménages depuis le début de la pandémie, et par l’investissement, soutenu par les résultats des entreprises.
  • La reprise continuera d’être alimentée également par les politiques économiques. Les catalyseurs de l’inflation sont encore nombreux (effet pétrole, contraintes d’approvisionnement et de production, accélération des loyers, hausse des coûts salariaux…) mais les banques centrales et les États ne se désengageront que très progressivement pour éviter de déstabiliser l’économie. Le principal sujet des préoccupations des marchés reste l’évolution des politiques monétaires des banques centrales et celle de l’inflation, qui n’est plus qualifiée de transitoire. Aux Etats-Unis, si les salaires augmentent pour intégrer la hausse de l’inflation (enclenchant ainsi les effets de second tour), cela confortera la Fed dans sa politique de resserrement monétaire.
  • En zone Euro, le risque paraît beaucoup plus limité, étant donné l’environnement du marché du travail. Dispersion et sélectivité resteront probablement les maîtres-mots en début d’année 2022. Au-delà de cet horizon, si la menace Omicron se résorbe, et hors nouvelles tensions géopolitiques, alors une certaine forme de normalisation devrait se mettre en place, qui passera par un rattrapage à la hausse des taux et une plus grande sélectivité sur les marchés d’actions.

Alain Guélennoc , 10 janvier

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