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Un calendrier chargé en juin

Tensions politiques et attentes des réunions de banques centrales vont souvent de pair en zone Euro. Compte tenu des récents déboires du pays de la botte et des tensions sur la dette souveraine du pays, les attentes s’annoncent fortes sur la prochaine réunion de la BCE et la conférence de presse de Mario Draghi.

Les investisseurs attendent des éclaircissements sur les modalités du durcissement monétaire à venir. Jusqu’alors, il était attendu que le programme s’arrête au mois de septembre. Seulement, les récents événements en Italie sont-ils susceptibles de modifier le calendrier ?

Surtout, la BCE va-t-elle stopper brutalement ses achats d’actifs ou va-t-elle se donner jusqu’à la fin de l’année pour réduire son action progressivement ? La fulgurante remontée du risque politique italien intensifie le débat.

Si l’on en croit les récentes nouvelles, la banque centrale ne compterait pas « céder au chantage » du populisme et ne modifierait pas en conséquence son approche face aux récents évènements. Seulement, selon les dernières estimations, la BCE détiendrait près de 20% du stock des dettes souveraines de la zone Euro… Rationnellement, on peut tout de même imaginer qu’il n’est pas dans son intérêt de laisser la situation péricliter sur le long terme.

Ailleurs dans le monde :

La Fed pourrait si l’on en croit le consensus des observateurs relever d’un quart de point son taux directeur. Plus intéressant, celle-ci détaillera ses prévisions économiques. La BoJ sera également sur le pont et devrait, de la même manière que la BCE, communiquer sur la méthode envisagée de sortie de sa politique ultra accommodante (pour rappel, celle-ci est allée jusqu’à intégrer des actions dans son programme d’achat d’actifs).

François Jubin , 11 juin

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