Les propriétaires souhaitent désormais rentabiliser leurs résidences secondaires !

Selon une nouvelle étude du Conseil International en immobilier Savills et de HomeAway™, expert mondial de la location de vacances, le marché international des résidences secondaires a évolué significativement au cours des dix dernières années. En effet, les acheteurs privilégient désormais la possibilité de revenus locatifs de leurs propriétés.

Savills et HomeAway s’associent autour d’une étude internationale sur le sujet.

Les résidences secondaires : d’un usage personnel à une recherche de rentabilité

Dans les années 70, neuf propriétaires sur dix se réservaient l’usage de leurs résidences secondaires exclusivement pour eux-mêmes. Encore récemment, dans les années 2000, ils étaient huit sur dix à n’avoir jamais mis en location saisonnière leurs propriétés. En quelques années seulement, la situation a changé et, désormais, plus des deux-tiers des propriétaires louent leurs résidences secondaires au moins une partie de l’année, afin de couvrir tout ou partie des coûts qu’elles engendrent.

Aujourd’hui, conscients des revenus potentiels qu’ils peuvent tirer de leur propriété, le nombre de propriétaires qui possèdent un bien uniquement pour le mettre en location a augmenté significativement ces toutes dernières années. Au début des années 2000, seuls 14% des résidences secondaires étaient acquises à des fins purement locatives et non pour un usage personnel. Au moment de l’effondrement du crédit, ce chiffre est passé à 19%, et maintenant plus d’un tiers de toutes les résidences secondaires sont achetées uniquement pour être louées.

Fait nouveau selon l’étude, la première motivation pour acheter une résidence secondaire est la possibilité d’en tirer un profit par sa mise en location, dépassant ainsi la volonté d’achat pour jouissance personnelle.

« Dans un contexte de taux d’intérêt faibles, les investisseurs recherchent des actifs générateurs de revenus », déclare Paul Tostevin, directeur associé de Savills, responsable des études. « Les acheteurs actuels d’une résidence secondaire veulent que les propriétés leur rapportent financièrement et ils recherchent de plus en plus, non seulement à couvrir les coûts, mais aussi à réaliser des bénéfices. »

Tour d’Europe des tendances d’achat

Un tiers des propriétaires parvient à couvrir les coûts engendrés par leurs résidences secondaires grâce à des revenus locatifs et un autre tiers réalise même des bénéfices. Les propriétaires français ne sont en revanche que 23% à tirer un bénéfice de leurs propriétés et 42% ne fait qu’en couvrir partiellement les coûts.

Les comportements d’achat d’une résidence secondaire diffèrent selon l’origine des propriétaires. Les Britanniques achètent plus souvent à l’étranger que les autres. 24% seulement de leurs propriétés sont situées au Royaume-Uni, 19% en France et 16% en Espagne.

De même, seulement un quart des résidences secondaires appartenant à des Néerlandais sont situées aux Pays-Bas. Pour la majorité de toutes les autres nationalités représentées dans l’étude, les résidences secondaires se situent dans leur propre pays. Une très nette majorité de propriétaires français (86%) privilégie l’hexagone pour leurs résidences secondaires et les 3 zones principales où elles se situent, sont le Var (6 %), le Finistère (5 %), et les Alpes-Maritimes (4 %).

Pour les Espagnols, les Italiens et les Portugais, la prédilection pour leur propre pays est plus forte encore, puisque moins de 5 % de leurs résidences secondaires se situent à l’étranger.

Un marché bousculé

Le boom, alimenté par le crédit du début des années 2000 et le développement rapide du secteur du tourisme, a entraîné une croissance rapide du marché des résidences secondaires en Europe et aux États-Unis. Les compagnies aériennes à bas coûts ont ouvert de nouvelles lignes à l’étranger, rendant certaines destinations plus accessibles, avec notamment des acheteurs britanniques particulièrement actifs à l’étranger.

Lorsque la crise financière mondiale s’est déclenchée, les marchés nationaux de l’immobilier se sont contractés et la demande de résidences secondaires a chuté. La croissance a repris ces dernières années, mais le panorama du secteur a beaucoup changé depuis.

Non seulement les acheteurs sont beaucoup plus conscients du potentiel de revenu qu’ils peuvent tirer de leur propriété, mais le profil de la demande a également évolué. Les plateformes de location saisonnière ont contribué à faciliter aux propriétaires la mise en location de leurs biens et ont ouvert le marché au-delà de la demande touristique traditionnelle.

« Au cours des 10 dernières années, l’industrie du voyage en ligne s’est métamorphosée. Séjourner dans une maison de vacances n’est plus une solution d’hébergement alternative, mais est devenu un type de séjour privilégié », commente Timothée de Roux, Directeur Général d’Abritel-HomeAway. « Grâce à une notoriété croissante de ce secteur, les locations de vacances attirent non seulement plus de vacanciers, mais surtout un nouveau type de voyageurs de la génération Y ou millenials. Ces vacanciers sont prêts à investir dans leurs voyages, même si le prix reste un facteur important lors du choix de leur hébergement de vacances, en particulier parce qu’ils voyagent plus souvent. C’est l’un des facteurs qui rendent le séjour dans une location de vacances si attractif : cela rend le monde plus abordable pour tous. »

« Le tourisme mondial continue de croître, les arrivées de touristes internationaux ont augmenté de 7 % l’an dernier pour atteindre un record de 1,3 milliard [1]. Dans le même temps, l’expansion rapide des plateformes de locations de vacances, telles que Abritel-HomeAway, ouvre le marché à de nouveaux groupes de voyageurs et permet aux propriétaires de louer plus souvent leurs propriétés et donc d’en tirer un revenu plus important », explique M. Tostevin.

Après l’effondrement du crédit, le marché s’est replié sur les destinations établies, et est dominé par des acheteurs détenteurs de capital qui n’avaient pas, ou peu besoin de recourir à l’emprunt. L’assouplissement des conditions de crédit et la faiblesse des taux d’intérêt ont relancé le marché, et la demande de propriétés plus petites et moins chères a augmenté depuis 2013.

Sur la base de l’échantillon de l’étude, le prix moyen d’une propriété achetée l’an dernier s’élevait à 242 000 EUR (294 000 EUR en France), soit 37 % de moins qu’une décennie plus tôt (9 % de moins en France). Un peu plus du tiers (34 %) des propriétés achetées étaient des appartements contre un quart auparavant, reflétant l’évolution de la nature du marché de la location de résidences secondaires. Le marché français des résidences secondaires se distingue à ce titre des autres marchés européens, avec l’achat de propriétés plus grandes qu’ailleurs, le plus souvent des maisons ou villas avec trois chambres, contre des appartements de deux chambres dans les autres pays.

Next Finance , 18 septembre

P.-S.

Note : L’étude Savills / HomeAway a été réalisée en février et mars 2018. Savills World Research a interrogé 4 300 propriétaires immobiliers qui ont mis en location leurs propriétés sur HomeAway à travers l’Europe, l’Amérique du Nord et le reste du monde.

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