Les élections en Europe ravivent le spectre d’un défaut grec

L’élection de François Hollande comme Président de la République en France n’a pas ou peu impacté les marchés qui l’avaient anticipé. Ce sont surtout les résultats des élections grecques qui perturbent aujourd’hui la confiance des investisseurs.

Le gouvernement de coalition grec va rendre les négociations avec l’Europe encore plus difficiles dans la mesure où les électeurs ont choisi un gouvernement qui s’oppose à l’austérité. Dans ce contexte, un nouveau soutien financier de la part de la BCE semble compromis. Ainsi, le risque d’un défaut de la Grèce, ou d’une sortie de la zone euro, est de retour, ce qui inquiète les marchés qui voient remonter le risque systémique et revenir le spectre d’un éclatement de la zone euro.

Les marchés sont d’autant plus dans l’expectative, que la rhétorique – surtout européenne – commence à évoluer vers la nécessité de favoriser aussi la croissance pour contrebalancer l’austérité budgétaire. Il est important désormais de favoriser un mix austérité - croissance qui pourrait s’appuyer sur des calendriers de réduction des déficits moins contraignants, notamment.

Si l’idée de relancer l’économie par des politiques de grands travaux a été évoquée, ce n’est sans doute pas la solution la plus efficace dans la mesure où les infrastructures européennes sont déjà largement avancées.

Patrice Gautry, Chef Economiste du groupe Union Bancaire Privée estime "qu’à court terme, il est nécessaire que la BCE aille plus loin dans la baisse des taux d’intérêts pour favoriser un retour du crédit et soutenir les PME-PMI et la consommation des ménages qui reste très faible dans tous les pays d’Europe en dehors de l’Allemagne".

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