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Les États-Unis devraient sortir de la crise du coronavirus en premier

Selon la société de gestion Columbia Threadneedle Investments, les États-Unis devraient se remettre de la crise du coronavirus plus tôt que l’Europe et le Japon. Son scénario de base table sur un retour de l’activité économique des États-Unis aux niveaux du 4ème trimestre 2019 d’ici la fin de l’année prochaine, avec une reprise en forme de « U »...

Selon la société de gestion Columbia Threadneedle Investments, les États-Unis devraient se remettre de la crise du coronavirus plus tôt que l’Europe et le Japon. « Mettant en équilibre le coût de la fermeture de l’économie et les avantages des mesures de relance, notre scénario de base table sur un retour de l’activité économique des États-Unis aux niveaux du quatrième trimestre 2019 d’ici la fin de l’année prochaine, avec une reprise en forme de « U » », écrit Maya Bhandari, gestionnaire de portefeuille multi-actifs, dans un commentaire récent. « En revanche, l’Europe, le Royaume-Uni et le Japon subiront probablement un ralentissement prolongé, leur PIB ne retrouvant les niveaux de l’année dernière qu’après 2022. »

Selon les experts, les conséquences économiques de la pandémie sont susceptibles de se faire sentir plus longtemps que le consensus ne le pense actuellement. En outre, les entreprises sortiront de la crise avec des bilans plus endettés. « A l’avenir, bien que les actifs risqués soient très sensibles à la géographie de la croissance économique et des résultats des entreprises, les incertitudes considérables qui entourent ces variables et la pertinence d’une réponse politique visant à compenser les lacunes pourraient amener les investisseurs à porter leur regard au-delà de l’impact à court terme », explique Bhandari.

Dans cette optique, Columbia Threadneedle a augmenté la quantité et renforcé la qualité des risques dans leurs portefeuilles multi-actifs en mai.

Cela dit, dans la mesure où les entreprises sortiront probablement de la crise plus endettées qu’avant (et donc avec un bilan de moins bonne qualité), les experts donnent la priorité à celles qu’ils semblent de meilleure qualité, tant au niveau du crédit que des actions. Ils cherchent également à réduire la cyclicité des portefeuilles multi-actifs. Bhandari : « Nous avons renforcé nos positions sur les actions américaines aux dépens de celles sur leurs homologues britanniques et japonaises. » En plus des actions américaines, la société de gestion pousse à privilégier les actions d’Asie hors Japon avec une certaine exposition cyclique.

Dans le secteur des obligations, Columbia Threadneedle donne la priorité aux crédits investment grade.

« Bien que les spreads se soient resserrés par rapport aux niveaux élargis de la fin mars, ils restent bon marché par rapport aux moyennes à long terme », écrit Bhandari. « En outre, les facteurs techniques se sont améliorés, avec notamment des conditions de liquidité beaucoup plus favorables et une reprise des émissions sur le marché primaire. » En plus, les crédits de qualité faisant partie des bénéficiaires ciblés par la riposte politique à la crise. Columbia Threadneedle se montre prudent vis-à-vis des emprunts d’Etat à ces niveaux, d’autant que les comptes budgétaires sont en forte détérioration en raison des mesures prises par les dirigeants pour gérer la crise.

Next Finance , 4 juin

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