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Jens Weidmann, Président de la Bundesbank démissionne

Avec une inflation européenne supérieure à 3%, Jens Weidmann a choisi un moment pour le moins opportun pour annoncer sa démission de la présidence de la Bundesbank à la fin de l’année. La question de savoir si le départ de l’un des membres les plus conservateurs du conseil des gouverneurs de la BCE portera un coup aux « faucons »...

Par Wolfgang Bauer, gérant au sein de l’équipe Institutional Public Fixed Income de M&G Investments

Avec une inflation européenne supérieure à 3%, Jens Weidmann a choisi un moment pour le moins opportun pour annoncer sa démission de la présidence de la Bundesbank à la fin de l’année. La question de savoir si le départ de l’un des membres les plus conservateurs du conseil des gouverneurs de la BCE portera un coup aux « faucons » partisans de l’orthodoxie budgétaire, dépendra bien sûr du successeur de Weidman. Selon la loi allemande, le président de la Bundesbank est désigné par le gouvernement allemand avant d’être nommé par le président allemand.

Dans ce contexte, l’issue des négociations en cours sur une coalition à la suite des récentes élections fédérales allemandes a donc son importance.

Un gouvernement Scholz avec les sociaux-démocrates comme principal parti de la coalition pourrait faire pression pour un président de la Bundesbank moins belliqueux. Si tel est le cas, l’équilibre des pouvoirs au sein du conseil des gouverneurs de la BCE se déplacerait davantage vers les « colombes » partisans d’une politique de soutien à l’économie, ce qui rendrait moins probable un abandon de la politique monétaire ultra-expansionniste actuelle en Europe avec des taux d’intérêt très bas et des volumes élevés d’achats d’actifs. Les actifs à risque périphériques en particulier pourraient bénéficier d’une Bundesbank et, par extension, d’une BCE plus accommodante.

Wolfgang Bauer , 20 octobre

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