Des taux de crédit immobilier à nouveau inférieurs à 1 %... sur 15 ans et une reprise de la demande de crédits en juin !

En juillet, les barèmes de taux n’ont presque pas évolué, après les baisses pratiquées en juin… Mais les banques accordent à nouveau des taux très bas pour capter les meilleurs clients, de retour sur le marché depuis la mi-mai. Ainsi il est aujourd’hui possible d’emprunter à moins de 1 % sur 15 ans, des taux réels négatifs au regard de l’inflation à 2,1 % !

Dans ce contexte, Vousfinancer constate une vraie reprise de la demande de prêts en juin, de retour à son niveau de juin 2017, mais avec deux fois moins de renégociations de prêt, confirmant la reprise des transactions immobilières et l’appétence des Français pour la pierre.

Des taux affichés globalement stables, mais de fortes décotes et des taux à moins de 1 % sur 15 ans !

En juillet, les banques ont globalement laissé leurs taux stables, au même niveau qu’en juin, mois durant lequel elles avaient été nombreuses à les baisser. Toutefois, dans un contexte de retour de la demande de crédit et de redynamisation du marché immobilier, les banques accordent de fortes réductions de taux aux meilleurs profils, ou aux jeunes, avec un retour à des taux proches des plus bas niveaux historiques de l’année 2016 ! « Dans un contexte de retour des acheteurs depuis la mi-mai, les banques se livrent une forte concurrence pour capter les meilleurs profils et les jeunes, en leur proposant des taux très attractifs ! Elles sont plusieurs à avoir lancé ces derniers jours des opérations spéciales valables tout l’été avec des taux « cassés »… On voit ainsi à nouveau des crédits accordés à moins de 1 % sur 15 ans et moins de 1,3 % sur 20 ans ! Le marché est actuellement clairement en phase de reprise, boosté par les taux proches des plus bas niveaux historiques de fin 2016… » analyse Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer.

Les taux moyens sont actuellement à 1,30 % sur 15 ans, 1,50 % sur 20 ans et 1,70 % sur 25 ans mais avec des taux planchers négociés à 0,68 % sur 15 ans, 1 % sur 20 ans et 1,35 % sur 25 ans pour les meilleurs profils.

Exemples de profils bénéficiant actuellement de taux à moins de 1% sur 15 ans dans les agences Vousfinancer :

  • 0,68 % sur 15 ans à Nantes pour un couple de primo-accédants de 35 ans avec 5500 €/mois de revenus et 60 % d’apport
  • 0,89 % sur 15 ans pour un couple de CSP + avec plus de 150 000 € de revenus annuels et beaucoup d’épargne à Paris (14ème)
  • 0,90 % sur 15 ans pour le financement d’un investissement locatif pour 2 cadres de 55 ans avec 85 000 € de revenus et 250 000 € d’épargne en Mayenne
  • 0,95% sur 15 ans pour un célibataire avec des revenus supérieurs à 30 000 €/an ou 50 000 € pour un couple en Rhône-Alpes, mais aussi à Orsay
  • 0,96 % sur 15 ans pour un emprunteur avec plus de 60 000 € de revenus et moins de 35 ans via une banque en ligne
  • 0,98 % sur 15 ans à Lorient pour un couple avec 3 000 €/mois de revenus
  • 0,99% sur 15 ans pour un couple de séniors avec 6500 €/mois de revenus et seulement 5000 € d’apport à Saint-Etienne
  • Mais aussi 1 % sur 20 ans pour des primo-accédants de 32 ans avec 65 000 €/an de revenus à Laval !

Des taux d’intérêt réels négatifs, mais un impact pas immédiat pour l’emprunteur…

Alors que l’inflation est actuellement à 2,1 % en juin, contre 1,4 % encore en janvier, la plupart des crédits sont actuellement accordés à des taux d’intérêt réels (taux nominaux proposés par les banques « moins » le taux d’inflation) négatifs ! Certes, c’est théoriquement le cas, mais pour l’emprunteur, des taux d’intérêt réels négatifs ont moins d’impact qu’ils n’en ont pour un épargnant qui voit le pouvoir d’achat théorique de son épargne diminuer lorsque les prix à la consommation augmentent plus rapidement que le rendement de son épargne…

Dans le cas d’un crédit à taux réel négatif, ce n’est pas parce que les prix à la consommation augmentent que le poids de la mensualité fixe pour l’emprunteur diminue… Cela signifie juste que la charge de remboursement du prêt pèsera relativement moins que d’autres dépenses de la consommation en hausse dans le budget de l’emprunteur… Ce qui importe réellement pour lui est en fait l’évolution des salaires… Par exemple, le SMIC a progressé de 1,24 % seulement en 2018, un chiffre en deçà de l’inflation... « Au-delà de l’évolution de l’inflation, c’est l’évolution des salaires qu’il faut observer pour évaluer si la charge de remboursement d’un crédit baisse pour les emprunteurs… C’est uniquement lorsque les salaires augmentent que la mensualité du crédit, qui est fixe, pèse relativement moins chaque mois… Mais comme l’inflation rentre en compte dans la revalorisation du SMIC et certaines négociations salariales, il y aura en effet un effet positif, mais indirect, pour l’emprunteur, à condition que l’inflation se maintienne à ce niveau-là dans les prochaines années... » explique Sandrine Allonier.

Le retour de la demande de crédits au même niveau qu’en juin 2017 !

Alors que le 1er trimestre 2018 a été marqué par un attentisme des acheteurs avec une demande de crédits en baisse de 20 %, ces dernières semaines, le marché immobilier a retrouvé un dynamisme inédit en 2018, avec un niveau de demande équivalent à juin 2017…

« Depuis la mi-mai, nous observons un retour des acheteurs, notamment en lien avec le niveau des taux très attractifs… En juin, le nombre de demandes de prêts est revenu au même niveau qu’en juin 2017, avec 2,5 fois moins de renégociations, ce qui témoigne de la reprise des transactions et du dynamisme du marché immobilier en cette période estivale. Dans ce contexte, les banques ne veulent pas manquer cette fenêtre de tir qui devrait leur permettre de progresser rapidement dans leurs objectifs de production de crédits, après un début d’année plus compliqué… D’où une politique de taux particulièrement attractifs qui devrait se poursuivre encore à la rentrée, période clé pour les banques car traditionnellement riche en transactions immobilières » conclut Jérôme Robin, directeur général de Vousfinancer.

Next Finance , 6 juillet

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