Des bonus records de 36 milliards de dollars distribués cette année

Les big Five de Wall-Street connaissent des profits records et distribuent des bonus records à leurs salariés. La City à Londres n’est pas en reste...avec plus de 16 milliards de dollars pour ses banquiers.

Des bonus records sont attendus cette année dans les cinq plus grandes banques d’affaires à Wall-Street.

L’agence Bloomberg a annoncé cette semaine que les cinq « Big Five » de Wall-Street (Goldman Sachs, Lehman Brothers, Morgan Stanley, Merril Lynch et Bear Sterns) distribueraient la somme astronomique de 36 milliards de dollars à leurs 173 000 employés, soit environ 208 000 dollars par employé. Ce qui représente un bonus en hausse de 30 %. Le ratio se situe entre une fourchette de 175 000 dollars par employé chez Merril Lynch à 400 000 dollars par employé pour Goldman Sachs qui a réalisé plus de bénéfices avec moins d’employés...

Cette année a été un grand crû pour ces grandes banques qui ont vu leurs activités dans le domaine des produits dérivés, des fusions acquisitions, du capital investissement et des introductions en bourse atteindre un niveau record. Les bénéfices cumulés des « Big Five » atteignent déjà à la fin du troisième trimestre les bénéfices cumulés de toute l’année 2005, soit plus de 21 milliards de dollars.

En Europe, l’année a été excellente et la tendance est également à la hausse, en particulier à la City. Les bonus y seront en progression de 18 % et devraient atteindre les 16 milliards de dollars. Les 4200 financiers les mieux payés de la City devraient toucher chacun au moins 1,5 millions d’euros.

Si les bonus élevés à la City avaient déjà provoqué il y a quelques semaines les critiques de plusieurs hommes politiques britanniques, les packages énormes reçus par les grands managers ont à nouveau suscité la polémique, cette fois dans le domaine pétrolier.

L’ex PDG d’Exxon Lee Raymond a ainsi reçu un chèque de 98,4 millions de dollars comme montants de ses indemnités de retraite. Ce qui n’a pas manqué de susciter quelques interrogations aux Etats-Unis, où la presse a relevé la déconnexion des rémunérations de certains top managers avec les performances de l’entreprise et le manque de transparence de critères concernant l’attribution des primes et bonus.

Next Finance , Décembre 2006

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