›  Opinion 

Aviva Investors estime à une chance sur trois le risque de récession mondiale et recommande une allocation d’actifs prudente

La pondération des actions demeure neutre en raison de faibles perspectives de croissance. Légère surpondération des obligations d’État, du crédit et de la dette émergente. Surpondération du dollar américain due à une aversion accrue au risque...

Aviva Investors, la filiale mondiale de gestion d’actifs d’Aviva plc (« Aviva »), anticipe la poursuite du ralentissement de la croissance mondiale pour l’année prochaine, avec une chance sur trois qu’il puisse conduire à une récession. Le commerce mondial et l’industrie manufacturière pointent déjà dans ce sens, en grande partie à cause du différend commercial entre la Chine et les États-Unis. Le risque que le ralentissement s’étende au secteur des services, plus domestique, ne cesse de s’accroître.

Face à cela, les banques centrales ont assoupli leur politique monétaire et adopté un ton accommodant ; un positionnement qui devrait se maintenir tout au long de l’année 2020. L’absence de toute pression inflationniste significative a facilité cette prise de décision. Le PIB mondial devrait progresser d’environ 3 % cette année et de 2,75 % en 2020, soit le taux de croissance le plus bas depuis une décennie.

Ce contexte de ralentissement de la croissance devrait constituer un frein pour les marchés actions. L’assouplissement de la politique monétaire permettra de soutenir le marché, même si elle bénéficiera principalement aux actifs obligataires, tels que les obligations d’État et d’entreprises.

Michael Grady, Responsable de la Stratégie d’Investissement et Chef Economiste chez Aviva Investors, a déclaré : « Nos perspectives économiques ayant été revues à la baisse et les risques étant de plus en plus préoccupants, nous sommes prudents à l’égard des perspectives des actifs risqués, avec une allocation neutre aux actions.

Nous préférons surpondérer légèrement les obligations d’État, le crédit et la dette émergente. Les interventions directes et indirectes des banques centrales devraient soutenir le marché et contribuer à atténuer les risques d’une grave récession et d’une hausse des taux de défaut.

Nous continuons à privilégier la surpondération du dollar américain en raison de l’augmentation de l’aversion au risque. »

Allocation des actifs du portefeuille modèle :

Next Finance , 15 octobre

Partager
Envoyer par courriel Email
Viadeo Viadeo

Focus

Opinion Conquérir les marchés haussiers : le faux duel entre investisseurs actifs et passifs

Investir aujourd’hui est souvent considéré comme étant une bataille entre des gérants de fonds traditionnels et des ETF avant-gardistes (exchange-traded funds, fonds négociés en Bourse). Cependant, ce raccourci entre la « gestion active » et la « gestion passive » n’aide pas les (...)

© Next Finance 2006 - 2019 - Tous droits réservés